Julie Pontalba : « L’eau une ressource plus fragile, plus rare, plus précieuse que jamais »
25 juin, parUsine de traitement d’eau potable de Bellepierre à Saint-Denis : pose de la première pierre
25 juin, par

En avant « première », cher lecteur, si vous avez un peu de temps pour cette lecture.
L’éducation dont il va être question est déduite de mon expérience dont la réalité, par quelques points de repères, aura été reconstruite dans ce courrier, alors que je vais irrémédiablement vers mes quatre-vingt ans se rapprochant, ce n’est pas rien en termes d’expériences, et cela du fait d’avoir profité dans ma « tendre » enfance des soins maternels de deux personnes, particulièrement ceux de ma mère, déjà maman d’un premier garçon, mon frère, mon aîné, né 15 mois avant moi.
La seconde personne était habituellement nommée « Fatma », elle aida ma mère tout en profitant d’émoluments. Cette dame était par ailleurs plus âgée que ma mère d’une vingtaine d’années au moins et mère de trois enfants, une fille et deux garçons, dont l’un proche de nos âges avec mon frère, devint notre premier petit camarade.
Ma mère avait suivi son mari qui rentrait des États-Unis, séduite de son bel uniforme, après la deuxième guerre dont j’évoquerai ultérieurement l’importance qu’il occupa dans ma vie, surtout lorsque je devins plus grand. Il aura été même mon premier « maître d’école » car il devient instituteur quelques années d’une classe rurale et unique dans le « bled » comme nous disions, dans le département de Constantine en Algérie.
Le second événement que je mentionne dès maintenant fut mes deux thérapies psychanalytiques, l’une dura cinq années à raison de 3 séances par semaine et l’autre quelques années plus tard, trois années à raison de deux séances par semaine.
La singularité de mon histoire m’incite à relever cette double expérience d’avoir réalisé ces deux psychanalyses car elles me furent grandement SALUTAIRES pour m’extraire de pathogénies réactionnelles et névrotiques qui se traduisaient notamment…, par une crainte de prendre la parole, surtout à la suite du divorce de mes parents où nous dûmes quitter la ferme de mon père. Ma critique aurait porté en termes inexprimables à l’époque par cet avis : « On ne met pas au monde des enfants quand on s’entre-déchire ! », termes trop douloureux à exprimer et surtout jugeant ! Surtout si l’on pense que « la vérité sort de la bouche des enfants ».
Mon Père devint très vite exploitant agricole ayant profité d’une location d’une ferme qui jouxtait l’école de mon Père.
Étant lui-même fils d’un représentant d’une société d’assurances agricoles, il avait été familiarisé et impliqué dans cet univers, en suivant son Père lors d’expertises, ce qui fit naître chez lui le désir de devenir agriculteur, et ce, d’autant plus qu’il fut mobilisé précédemment par les forces armées françaises aériennes pour devenir pilote d’avion de chasse en formation et retenu aux USA, par la suite, retenu comme instructeur. C’est aux Texas, à Spring, en pleine zone agricole où il s’informait de pratiques agricoles modernes…
C’est vers mes vingt-trois-ans après des études d’infirmier en psychiatrie et de ré-éducateur en psychomotricité que l’idée de me soigner psychologiquement s’imposa.
Ce préambule, dont l’expérience à la « première personne » sera difficilement communicable…, devrait toutefois me permettre de transmettre certaines indications vécues pour saisir les arcanes d’un début de vie « intime » que je qualifierais d’heureux et de « chaotique » à la fois lorsque une personne se sent advenir autre, plus responsable, plus réceptive aux interactions entre humains, plus à l’écoute des autres, voire par moments plus heureuse, et en devenant créative, grâce à deux psychanalyses.
Une certaine créativité, dans les années 1984 et 87 prit la forme d’un mémoire de maîtrise intitulé : « Le rôle, la parole et l’agi », dont le thème central mettait en relief une certaine forme d’action « l’agi » qui advenait possiblement lorsque la parole trop codifiée par l’environnement culturel ne pouvait s’exprimait… Une sorte de « passage à l’acte verbal et agi » assurément constructif !! advenait. Ce mémoire de fin d’études de psychologue clinicien fut suivi d’un doctorat de sociologie clinique relatant l’expérience d’une « Maison des parents et des praticiens de l’enfance », un exemple de ce « passage à l’acte plus élaboré », une « maison » qui fut influente dans une partie du 17 eme arrondissement de Paris 17 « Batignolles — La Fourche - Épinettes » où il était question de ré-envisager l’éducation des enfants, et peut-être leur santé, et trois années après d’un ouvrage dont le titre fut : « La santé et les besoins essentiels des enfants » (autre passage à l’acte) avec comme sous-titre : « Pour fonder l’éducation sur les sensations », Ed Empirika, 1987.
Ce livre sera réédité à l’île Maurice sous le titre : « L’éducation fondée sur les sensations », Ed Le Printemps, 2007, alors que je vivais à La Réunion où je fondais une famille avec la joie de devenir Père de deux belles filles.
En 2000 je soutenais une thèse à Paris dont le titre sera : « Individiduation, énaction, émergences et régulations bio-psycho-sociologiques du psychisme », Paris 7, 2000., « Individuation » en fonction de l’approche jungienne des critiques du « complexe(s) Moi » dont l’un devient prépondérant et dominant » et le terme « l’énaction », extrait des travaux de Francisco Varela qui soutient que le cerveau produit constamment des « présentations » et non des « représentations » comme la plus part des psychologues ou sociologues cognitivistes véhiculent. Ce que nous nommons « rêves » seraient pour moi des preuves de cette énactivité individuante.
Ce détour pour pouvoir présenter des alternatives proposant de définir une nouvelle approche de l’éducation des enfants et de leur santé fondées sur les ressentis et les éprouvés des enfants eux-mêmes dans leur profonde « intimité organique » et en suggérant une attention particulière lorsque les mamans sont en attente de leur bébé et par la suite lors de leur tendre et vulnérable début de vie.
Ce que je crois être une nouvelle approche se présenterait comme guidée par les sciences du vivant, particulièrement dans leurs dimensions épigénétiques.
Dès que la cellule reproductrice paternelle féconde celle maternelle, le bébé devient un être ou innés et acquis des données génétiques et épigénétiques s’interpénètrent et dont le résultat rend compte d’un être unique fondamentalement et qui chercherait continuellement à s’individuer comme le pensait Carl Gustav Jung et comme je le pense grâce en grande partie à mon travail analytique.
Et cette unicité bio-culturelle la science officielle ou académique et même hospitalière tarde à l’admettre et a fortiori à en tenir compte dans les enseignements et les pratiques. Je pense humblement que cette synthèse se réalisera inéluctablement un jour !
Parmi les auteurs qui nous influencent pour promouvoir ces nouveautés je citerai en premier le Professeur Henri Laborit qui soutenait en dépit des multiples critiques qui lui étaient adressées que « le cerveau était fait pour agir, et que la pensée était secondaire par rapport à l’action ».
Ensuite, vint, en complément des travaux de Laborit, l’exploration de mon histoire selon « incontournable » Sigmund Freud et Carl Jung. Et enfin, sans être exhaustif, le regretté neurobiologiste Francisco Varela, décédé en 1999, qui m’avait accordé de longs moments d’échanges avant ma soutenance de thèse.
Et enfin, le toujours très créatif Professeur Antonio Damasio vis à vis duquel j’aurais l’avantage de prendre appui lorsqu’il met « le sentir précédant le savoir » en 2021…
A bientôt cher lecteur.
Frédéric Paulus
CEVOI et CEVE
Usine de traitement d’eau potable de Bellepierre à Saint-Denis : pose de la première pierre
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