Qui a politisé l’avenir de l’économie sucrière ?
23 septembre, parDes fonctionnaires parisiens viennent dans notre pays pour discuter de l’avenir de la canne à La Réunion
1er juillet 2010

Voici une lettre d’ATD Quart Monde, intitulée “Projet de loi sur l’absentéisme scolaire”, sous la signature de son Président Georges Faubourg, expliquant les raisons pour lesquelles la suppression des Allocations familiales ne résoudra en aucun cas l’absentéisme à l’école, mais au contraire aggravera encore plus la situation sociale des familles déjà en très grandes difficultés.
Prochainement, vous aurez à discuter d’un projet de loi concernant l’absentéisme à l’école.
Nous tenons à vous apporter l’avis des familles du Mouvement ATD Quart Monde.
Les parents ne soutiennent pas leurs enfants dans l’absentéisme. Ils les envoient à l’école, mais parfois, ils ne rentrent pas en classe ou ils « font le mur ».
Comme toutes les familles, nous serions fiers de la réussite scolaire de nos enfants. Mais beaucoup d’obstacles font, à notre grand désarroi, qu’ils sont souvent plus proches de l’échec que de la réussite.
- En milieu de mois, il n’y a plus rien à la maison. La mère doit aller demander secours auprès du CCAS. C’est le plus grand qui manque l’école pour surveiller les plus petits pour que la mère aille demander la « charité ».
- A la moindre bêtise, les parents sont appelés à l’école et l’enfant exclus. Cela ne le fait pas aimer plus l’école. Leur sentiment de rejet augmente encore. « L’école ne m’aime pas », a dit un enfant.
- Les formations proposées ne sont pas en adéquation avec les désidératas de nos enfants. Les plus brillants sont prioritaires et le nombre de places est limité.
- Ce sont des enfants qui sont difficiles à éduquer, qui ont des problèmes de toutes sortes, plus enclin à suivre l’exemple de la rue qu’à apprendre à l’école, d’autant plus qu’ils sont incapables de se concentrer pour écouter et assimiler l’enseignement théorique du professeur.
- Des enfants ne veulent pas entrer en classe parce que ils se sentent humiliés : critiqués parce que leurs matériels sont trop chers, ou parce qu’ils n’ont pas le matériel demandé...
Donc, SUPPRIMER les A.F. ne changera rien au problème de l’absentéisme à l’école. Au contraire, les familles auront encore moins de subsides pour nourrir, habiller, loger, éduquer leurs enfants. Elles s’enfonceront dans une plus grande misère et leurs enfants dans une délinquance de plus en plus grande, et on les retrouvera en prison. Un jeune qui n’a rien est un jeune qui N’EST RIEN.
Nous pensons que les enfants ont surtout besoin d’un accompagnement, de soutien, d’aide, de places dans les centres de formation professionnelle, de cursus de formation adapté et d’espoir en l’avenir.
Nous préconisons un développement de leurs potentialités, et donc que les élèves les plus difficiles et plus vulnérables aient accès aux meilleures écoles.
Quel espoir, quel exemple ont-ils :
- Quand on sait que 52% des Réunionnais vivent en dessous du seuil de pauvreté.
- Quand leurs parents n’ont pas de travail et ne peuvent que survivre sans espoir d’amélioration pour la génération future.
Des fonctionnaires parisiens viennent dans notre pays pour discuter de l’avenir de la canne à La Réunion
Mézami dopi la rantré, néna in loi pou défann rogarde son téléfone dann lissé. I paré sa sé l pli gran bien bann lisséin. I paré konmsa zot va (…)
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