Application de l’APE : vers plus de chômeurs que de salariés à La Réunion
8 août, parUne catastrophe se prépare dans l’indifférence
13 juillet 2009

Une école d’ingénieurs devait voir le jour à la rentrée prochaine dans le Sud de l’île.
De jeunes Réunionnais remplis de motivation et confiants en l’avenir ont travaillé dur pour se préparer à intégrer cette école. Les heureux admis au concours d’entrée viennent de recevoir un coup de massue en apprenant que l’établissement ne s’ouvrira pas, dans le meilleur de cas, avant la rentrée 2010. Cette décision est le résultat d’une lutte de pouvoir entre Messieurs Didier Robert et Michel Fontaine, respectivement maire du Tampon et de Saint-Pierre. En effet, les deux édiles se sont livrés une bataille, chacun voulant s’octroyer la paternité de la dite école sous prétexte que l’implantation de celle-ci serait plus justifiée dans son fief que dans celui de son voisin. En agissant ainsi, les deux maires ont bloqué l’avancement du projet et brisé l’élan des lauréats qui s’apprêtaient à intégrer l’établissement dés la prochaine rentrée. Leur objectif étant à ce jour compromis, il ne reste plus à ces étudiants qu’à trouver une école ainsi qu’une entreprise dans l’Hexagone - chose qui n’est pas gagnée d’avance - qui veuille bien les accueillir ou à s’inscrire dans un autre cursus en sachant que les places sont extrêmement limitées vu les moyens de plus en plus réduits accordés aux universités. Cela, sans compter les dépenses en temps, en énergie, en argent, et toutes les tracasseries liées aux démarches administratives et à la recherche de logement. Pour ceux qui garderont l’espoir de voir s’ouvrir l’école l’année prochaine, ils auront perdu un an et devront se résoudre à repasser, au moins, une partie du concours.
Cette situation mérite que nous adressons nos félicitations aux deux maires concernés pour nous avoir fait la brillante démonstration qu’ils sont plus aptes à assouvir leur désir de prestige et leurs ambitions autant qu’à parader devant les délégations ministérielles plutôt qu’à s’occuper de l’avenir de nos jeunes. Si nous devions décerner une mention particulière, elle reviendrait incontestablement à Didier Robert « parce qu’il le vaut bien » étant donné qu’il a été élu député de La Réunion pour défendre l’intérêt de notre jeunesse et de notre pays. Eh bien, nous voilà servis !
Nous espérons que les autres élus et tous les décideurs, ceux qui s’intéressent vraiment à l’avenir de La Réunion et aux Réunionnais, sauront réagir pour qu’une solution soit rapidement trouvée.
Un collectif de parents et de citoyens indignés
PS : A l’heure d’envoyer cette lettre, nous apprenons que Didier Robert, par son vote à l’Assemblée nationale, vient d’hypothéquer l’avenir de 16 000 jeunes par la suppression d’autant de postes d’enseignants. Encore une fois, bravo, Monsieur le député-maire !
Une catastrophe se prépare dans l’indifférence
Dopi bann zané soissant néna dann lo mond in gran mouvman d’dékolonizassion. La plipar bann péi la vni koloni momandoné la kass zot shène épi la (…)
In kozman pou la rout
Traité liant l’Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie
L’île-fracture : l’aménagement en question (5/5)
Protection bénéficiant à un pilier du néocolonialisme français à La Réunion
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
Combattre les causes du chômage de masse
Alliance entre Paris et Tereos pour exploiter au maximum les planteurs en recourant à l’argent public pour acheter la paix sociale ?
Derrière les fuites dans les réseaux, des choix politiques
Accélération de la crise du système néocolonial
À La Réunion l’école est obligatoire et doit être gratuite