Di sak na pou di

Vélos en libre-service : la bonne initiative de la Région Réunion

Raymond Lauret / 30 mai 2018

JPEG - 17.3 ko

Certains ne manqueront pas de dire que, pour prendre une telle décision, « ils en ont mis du temps ! ». D’autres ajouteront peut-être que, pour une cause aussi noble et importante pour l’avenir, « ils auraient pu faire beaucoup plus ! ». D’autres encore pourraient souligner qu’il y a « des choses plus importantes et plus urgentes à faire ». C’est leur droit.

Pour ma part, je voudrais saluer la nouvelle qui est sortie d’une toute dernière commission permanente de la Région, à savoir la finalisation d’une étude de marché sur « un système de vélos en libre-service » dont auront à se saisir nos municipalités qui souhaitent voir avancer sérieusement l’usage du vélo comme moyen valorisant pour les déplacements en ville.

Nous avons en mémoire les efforts de nombre de nos militants associatifs pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur le fait que la réalisation de pistes cyclables ne suffit pas. Ces militants ont plus d’une fois expliqué que rien n’avancera si, parallèlement, il n’y a pas une politique fortement soutenue par nos élus pour créer les conditions qui fassent de la bicyclette, qu’elle soit mécanique ou à assistance électrique, un outil dans notre quotidien à tous.
Alors, que le Conseil Régional donne un coup d’accélérateur à une démarche qui n’a pu réussir de manière spectaculaire dans des pays comme le Danemark, la Belgique, l’Allemagne et tant d’autres encore que parce que les pouvoirs publics de là-bas en ont fait un axe fort de leur politique de la ville, voilà qui mérite d’être salué.

Bien sûr, il faut aller bien plus loin que la seule mise en place de « vélos en libre-service ». Il y a à créer des parkings à vélos performants et sécurisés dans l’enceinte de nos établissements scolaires, de nos lieux publics et de nos entreprises. Il y a à organiser des « coopératives » pour la vente et la réparation des vélos. Il y a à donner une vraie priorité, à certaines heures de la journée, à la voie cyclable urbaine.
Sans doute conviendrait-il que nos élus, accompagnés de militants de la cause du vélo, se rendent dans certaines régions de France et d’Europe pour constater que cela fonctionne admirablement.

Je formule ici le vœu que la décision du Conseil Régional entraine d’autres collectivités (Conseil Général, EPCI, Communes…) dans une démarche novatrice partagée pour le mieux-être des habitants de notre île. Une démarche qui pourrait d’ailleurs inspirer nos voisins de la région india-océanique.
A tous, bon travail. Notre île toute entière leur en sera reconnaissante demain.

Raymond Lauret



Un message, un commentaire ?



Messages






  • Bonne initiative pour une fois, il faut le souligner. De mon côté, je sais pour en avoir parlé avec des responsables, que les futurs téléphériques de St Denis, 5 en tout, sans oublier j’espère le St Leu-Cilaos cher à Mr Thierry Robert, permettront de transporter les vélos dans les cabines. Pour les remontées dans les hauts, en vélo, c’est super ! Quand il y aura le TER-PEI électrique, propre et rapide, j’espère que l’on pensera à proposer le même service comme actuellement en France. Les rames de TER contiennent un espace où on peut suspendre les 2 roues. Alors, en avant à vélo. A vélo à St Denis, on dépasse les taxis et on fait du sport, on brule des calories, cela fait du bien de maigrir, c’est même recommandé, pour notre santé. Arthur.

    Article
    Un message, un commentaire ?