Vers luisants

14 février 2008

C’est un poète en liberté,
C’est un poète très marrant
Qui fait tous ces vers sans compter

Combien de pieds, combien de dents.
Il fait tous ses vers en plein air
En se promenant dans les champs.

Est-ce que ce sont des vers de terre ?
Est-ce que ce sont des vers luisants ?

Tout ce qui luit n’est pas de l’or
Des vers dorés de Pythagore.
Cela peut être des vers morts
Trempés dans l’huile de mandragore.

Passant près d’une plante vermifuge
Ses vers le quittent, effarouchés
Car il n’était que le transfuge
D’une poésie avortée.

Lorsque son humeur fait un saut
Il peut vous faire un ver qui pique
Même si ce n’est qu’un asticot
Vous le prendrez pour un aspic

Lorsqu’il a fait un ver de trop
Sa poésie n’est plus pareille.
Dans un grand verre bien rempli d’eau
Son ver vire vite au vert-bouteille

Lorsqu’il a avalé de l’huile
Sa poésie est versatile
Pour devenir poésie drôle
Lorsqu’il a bu un peu d’alcool.

Notre poète libertaire
Passait son temps en poésie
En faisant des vers, solitaire,
Il s’est attiré des ennuis

L’alexandrin, à quoi ça sert
Quand on doit rentrer tard, la nuit ?
Ce ne sont pas des vers-lumière
Des phares de port d’Alexandrie

En suppliant toutes les lucioles
De l’orienter à travers champs.
Il pense à la lumière-boussole
Lanterne de l’Hermite errant

Suryananda


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