Quand le communisme chinois séduit l’Américain
13 juin, parLe monde a changé
10 avril 2006

Sur une photo, dans un journal local, Virapoullé s’affichait avec les irriguants sur les lieux du barrage de la Rivière du mât. Il faut dire à ceux qui ne savent pas que ce barrage a été construit à l’époque et que son entretien qui relève de la compétence de la commune de Saint-André était négligé, voire inexistant, du fait des crues successives de la rivière et surtout du manque de moyens financiers et de son incapacité à anticiper sur l’avenir.
Tout le monde connaît la violence et la force des crues de la Rivière du mât. À chaque mauvais temps et grosses pluies dans l’Est de l’île, l’eau descend avec fureur depuis Salazie et coule vers la mer. Ce qui fait que le barrage est obstrué et pratiquement hors services.
Tant bien que mal, certaines personnes, de part leur profession, tentent de le “déboucher” et de le faire fonctionner pour le grand bien des irriguants. Quand on sait que le littoral de Champ Borne était à l’époque le grenier de l’Est de l’île, ce n’est que justice que de leur offrir un bon outil de travail. C’est dire aussi que les agriculteurs de cette région étaient tombés dans l’anonymat le plus complet. Il a fallu que d’autres personnes prennent leur destin en main et fassent avancer les revendications pour qu’ils soient entendus.
À l’époque rappelez-vous, dans une certaine presse, toujours avec la vantardise et des propos tonitruants, le maire se vantait d’avoir construit 2 puits, et l’eau pompée à cette endroit devait être stockée dans le réservoir de Dioré et distribuée ensuite aux habitants. Les puits allaient combler le déficit en eau de la ville. Pour en revenir à mon début de courrier, les 2 forages ont connu le même sort que l’ouvrage d’irrigation, ce qui veut dire inutilisables, et pires, abandonnés. Contribuables saint-andréens, voici un des multiples exemples de gaspillage de fonds.
Rappelez-vous les propos de Vira à l’époque : Il allait laver les rues du Port avec cette eau...
Qu’en est-il aujourd’hui ? Les 2 puits, encrassés, remplis de roches, d’alluvions ont disparu et ont été abandonnés. Il ne reste à la commune de Saint-André que l’eau des Citronniers et le forage de Terre Rouge qui, en période d’étiage, ne suffit même part à être distribué aux habitants de la partie basse de Saint-André.
Alors nous nous devons, contribuables saint-andréens, d’exiger de Virapoullé, comme l’ont fait les irriguants, les explications nécessaires à une distribution normale et sans pénurie de l’eau dans la commune, car sans l’apport de la Commune de Bras-Panon, beaucoup de robinets resteraient à sec. Ceci est une autre histoire...
On peut faire le matador comme disent souvent les Créoles, mais avant de grimper sur l’arbre, encore faut-il qu’on ait les fesses propres. À méditer...
Un contribuable saint-andréen
Le monde a changé
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