Di sak na pou di

Vote historique à l’ONU contre le blocus imposé à Cuba

Témoignages.re / 29 octobre 2016

Le 26 octobre 2016, la communauté internationale a une nouvelle fois réclamé la levée du blocus imposé à Cuba depuis 1960. Pour la vingt-cinquième fois consécutive, 191 nations sur 193 représentées à l’Assemblée générale des Nations unies ont approuvé la résolution présentée par Cuba exigeant la fin des sanctions économiques anachroniques, cruelles et illégales qui portent gravement préjudice à la population de l’île.

Pour la première fois depuis 1992 – année de la présentation initiale de la résolution intitulée « Nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les Etats-Unis d’Amérique à Cuba » – aucun pays ne s’est opposé au texte. En effet, les Etats-Unis et Israël, qui avaient toujours rejeté le texte, ont choisi de s’abstenir au moment du vote.

Il convient de saluer cette décision du Président Barack Obama qui va dans le sens de l’histoire et qui reconnaît ainsi le caractère inique et désuet des sanctions imposées aux Cubains depuis plus d’un demi-siècle. Rien ne saurait justifier l’imposition de souffrances à une population qui a toujours aspiré à entretenir des relations cordiales et pacifiques – basées sur l’égalité souveraine, la réciprocité et la non-ingérence dans les affaires internes – avec tous les peuples du monde, y compris celui des Etats-Unis.

Le 14 octobre 2016, la Maison-Blanche a annoncé une nouvelle série de mesures destinées à alléger certaines restrictions imposées à Cuba, qui font suite à l’annonce historique du 17 décembre 2014 d’établir un dialogue avec La Havane. Il s’agit là d’un pas constructif même si la portée en est très limitée.

Aucune normalisation des relations entre Cuba et les Etats-Unis ne pourra avoir lieu tant que les sanctions économiques, qui constituent le principal obstacle au développement de l’île, seront en vigueur. Les différends ne peuvent être résolus que par la diplomatie et le dialogue et non par l’imposition de mesures coercitives qui infligent souffrances et privations à la population civile. Il revient donc au Président Obama, en tant que chef du pouvoir exécutif, et au Congrès des Etats-Unis de mettre un terme définitif au blocus contre Cuba.

André Chassaigne
Président du Groupe d’amitié France-Cuba de l’Assemblée nationale