Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
4 novembre 2010

J’ai lu avec attention dans “Le Quotidien” du 1er novembre 2010 le credo du Nouveau Centre UDF produit par Cyrille Hamilcaro, qui a le mérite de rappeler « la nécessité d’un nouveau débat idéologique », dans le sens de réaffirmer à droite comme à gauche les valeurs autour desquelles « nous pourrons et nous devons nous retrouver ». Oui, c’est un choix de Société.
Sans prendre parti, en tant qu’inspirateur de l’Association pour la démocratie locale à La Réunion et dans l’océan Indien (ADELROI), je salue le courage de cette prise de position, en posant quelques questions.
la première est de savoir si, réellement et concrètement, le “cliché” d’une dualité entre la Droite réunionnaise, « ceux qui veulent que La Réunion reste française », et la Gauche, rassemblant « ceux qui voulaient l’autonomie ou l’indépendance », a vécu à La Réunion. Ces vieux démons ont-ils disparu pour — enfin — dire que 1+1=3, dans « un État unitaire plurilégislatif » comme le suggérait en son temps François Miclo, conjuguant notre attachement à la France avec une réelle décentralisation, consacrant une autonomie de gestion
la deuxième, découlant de la première, est justement d’entendre ce que le Nouveau Centre, le MODEM et les autres partis de droite et de gauche entendent par « décentralisation ». Les citoyens attendent que chacun, et en particulier nos parlementaires, se situe clairement par rapport à la réforme territoriale proposée par le gouvernement : « une réforme qui met le feu à la décentralisation », selon l’ADELS nationale. Nous souhaitons un débat public à ce sujet
la troisième est sur le sens des deux valeurs énoncées par Cyrille Hamilcaro : l’humanisme et l’écologie.
Etre humaniste, est-ce seulement « aimer le peuple » avec l’ambiguïté des relents assistanciels ou du populisme ? Aimer le peuple est à la base de « l’humanitaire » utile et respectable, mais l’humanisme va beaucoup plus loin. Il met en valeur ce qu’il y a de plus noble dans l’être humain : l’esprit, auquel vient s’ajouter la promotion de l’autonomie individuelle, inscrivant la personne humaine dans un univers à maîtriser, et dans une société des hommes à rendre plus solidaire.
Alors, être écologiste est-ce seulement « protéger la terre réunionnaise et ses espaces » ?
Comme le dit si bien Albert Jacquard :
« L’urgence première n’est pas de sauver la planète, mais de sauver l’Humanité », ce que semble croire Cyrille Hamilcaro quand il dit que « l’Homme doit être au centre de tout ».
la quatrième est donc de savoir si de telles convictions ne doivent pas nuancer l’affirmation selon laquelle on pourrait se satisfaire du fait que La Réunion est « à la pointe » dans « une course au développement sans relâche ». Quel développement : humain ou seulement matériel ?
Le débat reste ouvert et c’est à nos médias de le porter dans toutes ses dimensions.
Marc Vandewynckele
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
In kozman pou la rout
La Réunion dans la mondialisation sans protection
La Réunion dans la mondialisation sans protection
Ouverture hier à Sainte-Suzanne
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture