Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
27 janvier 2011

La conférence de presse de l’ADELROI (Association pour la démocratie locale à La Réunion et dans l’océan Indien) du 18 janvier dernier a annoncé que le débat démocratique autour de la loi sur la réforme territoriale se tiendrait le samedi 5 février au CREPS (Centre régional d’éducation populaire et du sport) de La Plaine des Cafres, après avoir reçu l’accord de cette structure.
Nous avons choisi ce lieu, d’abord parce que c’est un espace public ; ensuite parce qu’il est un lieu consacré à l’éducation populaire et sportive ; et enfin parce qu’il est situé dans un territoire qui ne peut être suspecté de servir des enjeux électoraux à l’approche des cantonales.
Le lendemain de cette annonce officielle, le directeur du CREPS fait savoir qu’il ne peut honorer son engagement, devant donner la priorité au sport.
Après avoir manifesté notre étonnement pour cette interdiction de séjour dont nous ne comprenons pas bien les motivations, nous aurions peut-être dû lui signifier que la démocratie locale est un sport de combat et d’endurance de haut niveau, tout aussi nécessaire que l’éducation sportive au sens strict, pour le progrès de l’Humanité.
Bien, des équipements publics ont été passés en revue comme étant possibles pour un tel débat. Nous affirmons depuis 10 ans que notre engagement est au-dessus des partis et que la démocratie n’appartient ni à la droite, ni à la gauche mais à la République. Mais il nous est indiqué qu’aller dans tel équipement, de telle commune appartenant à l’un ou l’autre camp, pourrait nous faire classer dans sa mouvance, surtout à l’approche des élections cantonales. Comme si, en période électorale, les citoyens seraient priés de se taire, et comme si la commune ne serait plus « comme une ».
Où est donc la République laïque ? Nous renverrait-elle à l’espace privé ?
Après la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (1789) nous rappelant à l’article 6 que les citoyens, « personnellement » (…) ont « le droit de concourir à la formation de la loi », à égalité de jugement politique avec leurs représentants, il faut bien un espace public pour ce travail, permis par ladite loi elle-même, dans son article 87, afin de proposer des adaptations.
Souhaitons qu’à La Réunion, soient enfin répertoriés des lieux, où peuvent se confronter et s’affronter des points de vue différents et respectables, générant, sur la base de valeurs fondamentales partagées (notre triptyque républicain) une coopération pour l’intérêt général.
Même s’il y a résistance et combat, c’est le décompte des voix qui met fin à la délibération, respectant alors une décision politique éclairée.
En définitive, ne baissons pas les bras ! À défaut d’espace public, heureusement, il reste un espace associatif dans les Hauts, pour nous accueillir ce samedi 5 février : le Centre Francas Jacqueline Zemire 64, rue André Fontaine à Hell-Bourg (Salazie). Nous vous y attendons de 9h à 17h.
Marc Vandewynckele
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
In kozman pou la rout
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