Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Laurent Médéa, président du Groupement des docteurs et des diplômés du supérieur réunionnais sans emploi
23 février 2009

L’amplification de la crise dans l’Outre-mer, et le mouvement étudiant sont deux faits qui sont venus placer sur le devant de la scène les revendications des jeunes. Et à La Réunion, de jeunes diplômés sont touchés de plein fouet par le chômage.
Laurent Médéa, avez-vous une idée du nombre de jeunes diplômés réunionnais au chômage ?
Nous sommes arrivés au recensement suivant. 132 personnes titulaires d’un doctorat sont inscrits à l’ANPE ou touchent le RMI, 900 personnes ayant obtenu un Mastere 2 (DEA) sont dans ce cas, 3.000 titulaires d’une maîtrise et 8.000 diplômés d’une licence sont aussi au chômage ou au RMI.
Ces personnes ont peur de parler de leur situation, et cela débouche sur des dépressions.
La méthode de recrutement à l’Université est en cause, on fait venir à chaque fois des personnes extérieures à La Réunion, et nous, nous ne sommes jamais assez bon, ou alors nous sommes trop bon pour le poste. Les meilleurs doivent-ils partir ? À chaque fois, quelque chose ne va pas.
C’est ce qui explique la création du Groupement ?
Le Groupement des docteurs et des diplômés du supérieur réunionnais part de ce constat. Cette situation crée une amertume. Il faut arrêter de nous mentir. Serons toujours des subalternes parce que nous sommes des Réunionnais ? Quand aurons-nous des responsabilités ? Car force est de constater le faible nombre de Réunionnais qui sont enseignants-chercheurs à La Réunion.
Et nous nous posons des questions. À quoi cela sert de faire des études ? À quoi servent les docteurs s’ils ne peuvent pas s’investir dans le développement de leur pays ? Pour tous ces diplômés au chômage, la perspective est souvent le SMIC, certains ont 29 ans et n’ont jamais travaillé.
Il y a pratiquement deux et demi, j’avais fait un projet d’un Observatoire du développement social de La Réunion. J’avais écrit à tous les parlementaires, aux collectivités locales, au ministère de l’Outre-mer, à l’Union européenne. Les seuls qui m’ont donné une réponse positive ont été la Région et l’Union européenne. L’évolution de la crise sociale montre pourtant la pertinence de cette proposition.
Et le COSPAR ?
Nous souhaiterions adhérer au collectif car nombreux sont les diplômés qui subissent le chômage et la vie chère. Car tous ceux qui sont à l’ANPE ou au RMI vivent sous le seuil de pauvreté, après huit ans d’études. Il est aujourd’hui essentiel de revendiquer son droit à l’emploi.
Propos recueillis par M.M.
Nos peines
In kozman pou la rout
Nouvelle illustration de la faillite du système néocolonial
Négociations internationales sur la lutte contre la crise climatique
Des aides publiques de la France possibles
Paris tombera-t-il dans le piège tendu par ceux qui veulent saboter le succès prévisible des prochains Jeux des îles aux Comores ?
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture
Messages
26 février 2009, 01:22, par nicolas de launay, chômeur diplômé expatrié
la seule question qu’on ne se pose pas assez quand on fait des études, c’est de savoir où l’on va pouvoir bien bosser, créer, vivre de ce qu’on a appris..pour peu que ce que l’on apprend, puisse servir à vivre ....
26 février 2009, 10:12, par Lawson
D’accord en partie avec vous, mais il est certain que pour se développer, La Réunion a besoin de cadres de haut niveau. Alors pourquoi faire venir d’ailleurs ce que nous avons ici, et qui plus est, ce sont de jeunes Réunionnais qui veulent s’investir pour leur pays.