Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Michel Dijoux, président de TEMERGIE
30 juin 2009

Vendredi, Michel Dijoux a participé à la visioconférence ’Vers de nouveaux systèmes énergétiques : véritable enjeu de développement durable pour les milieux insulaires’, dont le but était de confronter des idées et des projets afin de mettre en place des collaborations basées sur l’expérience comme sur l’innovation.
La route des Tamarins vient d’être livrée, aura-t-elle d’après vous un impact sur l’environnement ?
- A mon avis, la route des Tamarins, du fait de la diminution du temps de parcours et des délais, va forcément concourir à la diminution de la consommation des énergies fossiles, et donc cette amoindrissement des émissions ne peut être que bénéfique.
Des panneaux photovoltaïques vont être installés sur la route des Tamarins, pourriez-vous nous en dire quelques mots ?
- Il y aura deux approches complémentaires.
La première est prête à être mise en place et a d’ailleurs déjà été signée par le président de la Région Réunion. Les accords avec le Conseil général sont en passe d’être finalisés. Il s’agit de mettre des panneaux photovoltaïques en couverture sur la route. Il y aura 10 points d’installation qui auront une production de 10 MégaWatts au final. L’avantage est de ne pas utiliser des espaces qui pourraient être dédiés à d’autres usages.
La deuxième phase équipera les espaces périphériques autour de la route. En effet, aux abords de la route se trouve une zone de 80 mètres interdite à la construction, c’est donc un espace libre dont les usages possibles sont restreints. Leur utilisation pour produire de l’énergie me semble la solution la plus facile.
Ces équipements pourront concourir à l’injection d’électricité sur le réseau. Ils seront l’occasion de préparer l’usage des véhicules électriques, voire de stations électriques de réserve où peut-être plus tard les voitures pourront se recharger.
Nous étudions aussi la possibilité de stocker cette énergie dans les batteries des voitures. Cette énergie serait utilisée par les véhicules ou stockée pour être réinjectée plus tard sur le réseau, tout ceci étant pour l’instant encore à l’étude.
Ces installations nous donneront 20 ans d’avance sur le mix-énergétique, le recours à différentes énergies renouvelables et les objectifs fixés par le PRERURE.
A l’heure actuelle, EDF dit ne pas pouvoir gérer plus de 30% d’apport des énergies intermittentes, comment pourrez-vous alors réinjecter l’énergie produite ?
- C’est un problème sur lequel nous sommes en train de faire des recherches. Il faudra à la fois trouver des solutions techniques et aussi réglementaires. L’adossement entre TEMERGIE et CAPENERGIES va nous aider à mettre au point la possibilité d’une injection réglementaire de 30%. Il y a aussi des possibilités qui se mettront en place dans les années qui viennent.
Propos recueillis par Cinthia Fontaine
Nos peines
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