Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Mélanie Salomez, ingénieur agronome, stagiaire de l’ARER
2 juillet 2009, par

Mélanie est actuellement stagiaire à l’ARER (Agence Régional Energie Réunion). Issue de Supagro à Montpellier, son axe de stage est : ’Les micro-algues – un enjeu d’avenir et du développement durable’. Cette biotechnologie est récente et est en plein développement partout dans le monde. Pour l’ARER, les stagiaires sont « une force vive » qui dynamise les recherches sur le développement durable.
Pouvez-vous me présenter en quelques mots votre projet de stage ?
- J’étudie les possibilités du développement de la filière micro-algues à La Réunion, leur potentiel pour l’installation du mix-énergétique, la production de biodiesel de méthane, la biomasse... Dans le monde, on a déjà pu assister à un vol d’avion avec du carburant en partie fabriqué à base de micro-algues. Actuellement, la production de biodiesel à base de micro-algues à La Réunion ne serait pas économiquement rentable, mais il est temps de préparer les structures, car d’ici quelques années, cela va changer. L’Espagne est d’ores et déjà avancée dans ce domaine et en concurrence avec d’autres pays (Australie, Israël).
Quels sont les buts, les objectifs et les applications réels de vos recherches ?
- J’effectue des recherches sur les différentes possibilités d’utilisation. Elles sont d’ailleurs nombreuses :
- aquaculture (pour la nourriture)
- alimentation (comme la spiruline)
- agriculture (engrais, pesticide)
- chimie fine (pigments, nutraceutique)
- industries pharmaceutiques
- nanotechnologie
- environnement (traitement des eaux usées, élimination des métaux lourds).
Je recherche et j’étudie les sites qui auraient le meilleur potentiel et les souches indigènes naturelles qui auraient les meilleurs rapports de rendement. Il existe deux systèmes de culture, en bassin ou en photobioréacteur. Ce dernier correspondrait mieux à La Réunion car il permet de cultiver en hauteur et pourrait être associé à des panneaux photovoltaïques en ferme agri-solaire. Cela permettrait une véritable maîtrise de l’ensoleillement. J’ai pu également travailler avec des structures telles que Bioalguaustral, société qui produira des micro-algues à base des boues des stations d’épuration "traitées", ARDA, (Association Réunionnaise de Développement de l’Aquaculture) et l’ARVAM, (Agence pour la Recherche et la Valorisation Marine). Il existe également des potentialités qui restent à étudier comme le couplage de l’ETM (Énergie Thermique des Mers) qui utilisent des eaux de profondeur chargées de micro-organismes et la production de micro-algues.
Qu’est-ce que l’ARER vous a apporté ?
- J’ai une formation en biologie, l’ARER m’a apporté l’aspect énergétique que je ne connaissais pas et technique. C’est très intéressant. J’ai aussi beaucoup aimé les rencontres avec les passionnés et les idéalistes. J’ai beaucoup appris.
Propos recueillis par CF
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