Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Alain Djeutang, directeur du Centre International d’accueil des marins du Port
30 avril 2009, par

Dans la ville du Port, les équipages des bateaux qui font escale à La Réunion ont la possibilité d’avoir accès à des services aussi importants que téléphoner à leur famille. Ce service est assuré depuis de nombreuses années par les Amis des marins, qui ouvraient hier les portes du Centre international d’accueil des marins du Port. Son directeur Alain Djeutang explique la mission remplie 7 jours sur 7 par ce centre.
Quelles sont les principales missions accomplies par le centre ?
- Nous rendons visite à tous les marins qui font escale dans le Port. Nous leur proposons de les transporter en minibus jusqu’au centre d’accueil, ainsi que les autres services que nous rendons. S’ils ne viennent pas tout de suite au centre, c’est une prise de contact. Et il arrive ensuite qu’ils nous téléphonent depuis le port.
D’où proviennent les marins qui travaillent sur les bateaux qui relient La Réunion au reste du monde ?
- Beaucoup viennent des Philippines, mais aussi de Russie, d’Ukraine, de Roumanie… pour communiquer, ils utilisent le "broken english". Leur séjour à La Réunion est variable. Cela peut aller de quelques heures, à entre 24 et 48 heures en général. Mais pour ceux qui embarquent sur les céréaliers, ou les sucriers, la durée de l’escale peut aller d’une à deux semaines.
Aujourd’hui sur les mers du monde, la plupart des marins proviennent d’Asie. Les conditions de travail sur les bateaux sont difficiles, les journées durent 16 heures.
Quelle est la demande urgente partagée par tous ces marins, quelle que soit leur nationalité ?
- La première chose qu’ils nous demandent, c’est de pouvoir communiquer avec leurs familles.
D’où vient le service aux marins ?
- Le service auprès des marins date de 1818. Il est reconnu par l’ONU en 1987 avec l’adoption d’une Convention sur le bien être des gens de mer, accompagnée d’une Recommandation. La France a ratifié cette convention en 2001. Cela signifie que comme tous les autres États qui ont ratifié la convention, la France doit veiller à l’existence de service de bien-être dans tous les ports de commerce. Le service que nous rendons avec le Centre, c’est un service que désormais l’État doit faire. Et depuis le mois de janvier, c’est la responsabilité du préfet.
Mais pour nos frais de fonctionnement, seule la Mairie du Port nous verse des subventions.
Dans d’autres État, le service aux marins est dans la culture. C’est par exemple le cas en Angleterre où j’ai été formé.
Propos recueillis par M.M.
À vélo au défilé du 1er Mai à Saint-Denis !
L’association Trans’Port Vélo Ville (T.V.V.), qui milite pour promouvoir l’usage du vélo comme moyen de déplacement, invite les personnes de l’Ouest de l’île qui vont participer au défilé du 1er Mai à Saint-Denis à s’y rendre à vélo si elles le souhaitent. Un regroupement est prévu vendredi matin à 8 heures devant l’entrée du stade Lambrakis du Port, pour être à 9 heures au Jardin de l’État à Saint-Denis. Ce déplacement à vélo se fera tranquillement et groupé.
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