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Thierry Robert, maire de Saint-Leu
13 décembre 2008, par

« La crise est aujourd’hui devant nous et les pires moments sont à venir », constate Thierry Robert, maire de Saint-Leu. Il appelle à l’union de tous pour traverser cette période difficile.
Thierry Robert, quel est votre sentiment sur la situation sociale à La Réunion ?
- Il faut plus que jamais que les élus, quel que soit leur bord, se regroupent pour trouver des solutions aux maux de La Réunion, de la France et de l’Europe dans sa globalité. La crise est aujourd’hui devant nous et les pires moments sont à venir. Il est donc important de maintenir la défiscalisation, défendre l’économie réunionnaise pour sauver les emplois, les commerces. Il faut se battre pour que les grands chantiers reprennent. On ne peut pas arrêter des projets à cause de batailles politiciennes car sinon, ce qui nous attend, c’est le chômage, la précarité, baisse du pouvoir d’achat. Le mot d’ordre aujourd’hui est de tous s’unir pour garantir un passage en douceur de la crise.
Quelles solutions préconisez-vous pour remédier à tous ces problèmes ? Et par quels moyens ?
- Tout d’abord, il est important que les collectivités changent de mentalité. Il faut véritablement entrer dans une dynamique économique ; il y a les grands chantiers, la création de zones industrielles, de zones artisanales. Et puis il y a la zone franche globale promise et qu’on attend toujours. Par exemple, pour les zones artisanales, il suffit de les prévoir dans le prochain SAR (Schéma d’Aménagement Régional). Ensuite, l’Etat doit intervenir, mais les privés ont aussi leur mot à dire et un rôle important à jouer. Il y a aussi la continuité territoriale ; chaque année, un Corse bénéficie de 800 euros et le Réunionnais, lui, doit se contenter de 8 euros. Est-ce qu’on est Français oui ou non ? Et là aussi, cela relève de la compétence de l’Etat. D’autre part, je pense qu’il est indispensable de défendre l’agriculture ainsi que l’environnement, mais il ne faut pas se cacher derrière en faisant abstraction de tout le reste. N’oublions pas qu’en 2020, nous serons à 1 million d’habitants, on a donc un potentiel énorme. Cela veut donc dire qu’il faudra construire plus de logements, plus d’écoles, il faudra créer davantage d’emplois, etc... il faut donc nous préparer à La Réunion de 2020. Mais pour mener à bien des projets dans l’intérêt de tous les Réunionnais, il faut arrêter les guerres et querelles politiciennes qui ne mènent à rien.
Propos recueillis par SP
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