Le PCR alerte sur les conséquences dramatiques d’un APE UE-Afoa ouvert aux services
8 juin, parCommuniqué du Parti communiste réunionnais
Linda, assistante d’éducation
17 juin 2009, par

Comme des dizaines d’autres jeunes, Linda est dans la lutte pour l’emploi. Depuis le 4 juin, elle est dans l’action et campe devant la préfecture. La revendication, « c’est l’intégration des assistants d’éducation sur leur poste pour une durée indéterminée ».
À La Réunion, il ne se passe pas de jour sans que des acteurs et des responsables du monde économique se plaignent de leurs difficultés. Et le plus souvent, quand ils ne mettent pas en cause leurs employés en lutte pour un emploi stable ou pour un partage plus équitable des revenus au sein de l’entreprise, ils se tournent vers les pouvoirs publics pour exiger de leur part toujours plus de subventions.
Mais lorsqu’on analyse l’actualité économique du pays, on est tenté de demander à ce patronat réunionnais qu’il nous explique comment et pourquoi :
- des Mauriciens rachètent les Villas du Lagon et y investissent des fonds privés pour en faire un outil attractif pour le tourisme ;
- l’hôtel "Les Créoles" va être réhabilité au service de la clientèle avec d’importants investissements venus de l’Île Sœur ;
- la société privée canadienne Zeop, fournisseur d’accès à Internet, va investir plusieurs dizaines de milliers d’euros avec des financements mauriciens et sud-africains pour développer son réseau de fibres optiques à La Réunion.
Bien sûr, il n’est pas question pour nous, à aucun moment, de critiquer ces investisseurs. Mais rappelons simplement que dans ces trois cas, le retour sur investissement sera payé par les Réunionnais qui utiliseront ces différents services et rembourseront ainsi les investisseurs.
Il ne s’agit pas non plus de s’en prendre indistinctement aux patrons réunionnais, dont beaucoup ne ce comportent pas en "assistés de luxe" sur-rémunérés, mais consacrent leur existence à faire vivre leur entreprise, ses services et ses emplois. Mais l’on peut tout de même s’interroger sur les motivations de certains et sur leur détermination à contribuer au développement durable de leur pays.
Lorsqu’on prend les trois exemples cités plus haut, on constate que des chefs d’entreprises extérieurs croient aux investissements chez nous et font la démonstration que cela est rentable. Les patrons réunionnais croient-ils en leur pays, comme en la possibilité et la nécessité de valoriser ses atouts ?
On connaît le savoir-faire de ces personnes et l’on sait que beaucoup ne se contentent pas de rentes. Mais la question demeure : que veut et que fait le monde économique réunionnais avec et pour son peuple ?
L. B.
Communiqué du Parti communiste réunionnais
Mézami mi koné pa si étan pti marmaye zot l’avé la shanss an avoir dann zot lanvironeman in vyé méssyé otroman in vyé madam téi gate azot dizon (…)
In kozman pou la rout
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Messages
17 juin 2009, 15:15, par lola
Bonjour,
J’ai un peu de mal à comprendre la revendication des assistants d’éducation qui consiste à avoir un CDI. J’étais moi même aide éducatrice, embauchée en 1998. Lorsque j’ai signé mon contrat le proviseur m’a bien fait comprendre que c’était un CDD de 60 mois. Les assistants d’éducation manifestent aujourd’hui, en pensant qu’ils vont être intégrer à l’éducation nationale mais il ne faut pas rêver. Il fallait réagir bien avant et non attendre la fin de votre contrat. Dans l’établissement où j’ai travaillé, on était 10 aides éducateurs. Sur les 10, 8 travaillent comme infirmière, éducateur spécialisé, professeur, artisan et moi même je suis fonctionnaire d’Etat après avoir pris la décision de partir en métropole en 2000 pour passer des concours administratifs . J’ai travaillé 8 ans en métropole et J’ai eu ma mutation à la Réunion. Ce n’était pas facile mais on ne peut pas tout avoir. C’est malheureux leur situation mais ils savaient ce qui les attendaient après la fin de leur contrat. Bon courage...
17 juin 2009, 19:12, par Un prof qui n’oublie pas qu’il etait MI-SE
J’étais moi-même MI-SE avant de devenir enseignant, chère Lola, mais nous avons une chance qu’eux n’ont pas : les places au concours étaient en nombre bien plus important. Si on ferme cette voie aux jeunes qui travaillent depuis 11 ans dans l’éducation nationale, que leur reste-t-il ? Je pense qu’une réflexion doit exister aujourd’hui sur le recrutement dans la fonction publique à La Réunion. Situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles.
Par ailleurs, quelqu’un qui embauchait un emploi-jeune devait s’engager à le pérenniser. Pourquoi un Etat qui fait les lois est-il incapable de les appliquer quand il est employeur ?
De plus, depuis 2005, l’Etat est obligé par l’Europe d’intégrer les personnels précaires qui enchaînent les CDD depuis 6 ans. Pourquoi ne le fait-il pas à La Réunion ? Qui sont ceux qui sont sur les rangs pour remplacer les assistants d’éducation ?