Application de l’APE : vers plus de chômeurs que de salariés à La Réunion
8 août, parUne catastrophe se prépare dans l’indifférence
Elie Hoarau, député des Outre-mer au Parlement européen
12 juin 2009

À la tête de la liste arrivée en tête à La Réunion, dans l’océan Indien et aussi dans les RUP, Élie Hoarau a été élu dimanche soir député des Outre-mers au Parlement européen. Il tire les premiers enseignements du scrutin.
Élie Hoarau, quel est l’impact de la crise sociale dans le résultat des élections européennes ?
- Il ne faut pas confondre la situation de 2004 à celle d’aujourd’hui. Comparer mécaniquement les deux situations montre que l’on ne tient pas compte des changements considérables de ces cinq dernières années. C’est notamment la très grande crise que l’on traverse. Cette crise a eu un impact sur le résultat des élections.
Face à la crise, les populations des pays européens attendaient des forces de progrès, des grands partis de gouvernement ayant vocation à diriger leur pays des solutions, une alternative.
Force est de constater que ces partis ont fait faillite, et au sortir du 7 juin, ils se sont totalement effondrés.
Mais dans l’océan Indien et à La Réunion, nous sommes toujours à la première place, nous sommes arrivés en tête et avons été élus. Cela veut dire que nous portons l’espoir de pouvoir apporter des réponses aux attentes de la population.
Les élections passées, est-il possible de rechercher des points de convergences avec les représentants des autres listes ?
- La gravité de la situation d’une part, et l’efficacité du travail d’autre part, exigent de nous, les élus, que nous recherchions les points de convergence pour agir ensemble. Ces points sont nombreux : défense des fonds structurels, sauvegarde des aides communautaires, octroi de mer, protéger les planteurs…
Rechercher le consensus entre nous nous permettra de parler d’une même voix vis à vis de l’Europe. Le tout n’est pas d’énumérer ces points, mais de faire ensemble la démarche pour les rechercher.
Parmi vos propositions, vous avez évoqué la création d’un bureau des Outre-mers à Bruxelles. Est-ce un levier pour la pérennisation de la dynamique de l’Alliance des Outre-mers ?
- L’Alliance des Outre-mers ne doit pas être un outil électoral. C’est un lieu de rencontre, de discussions et d’élaboration de propositions et de suivi des actions.
L’Alliance Réunion prendra les initiatives nécessaires pour faire vivre dans cet esprit l’Alliance des Outre-mers.
Nous restons en contact pour voir les propositions des uns et des autres pour atteindre cet objectif.
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