Application de l’APE : vers plus de chômeurs que de salariés à La Réunion
8 août, parUne catastrophe se prépare dans l’indifférence
Jean-Yves Minatchy, président de la Chambre d’Agriculture
7 juillet 2009, par

Quelques jours après le début de la campagne sucrière, premier bilan avec un des signataires de la Charte agricole de Sainte-Rose, Jean-Yves Minatchy.
Comment s’annonce cette campagne sucrière 2009 ?
- Elle a bien commencé malgré un blocage de trois heures au départ. On peut dire que le tonnage est au rendez-vous, la richesse en sucre aussi. En moyenne, la richesse a évolué de 0,40 à 0,50. Et nous espérons livrer 1 million 900.000 tonnes de cannes contre 1 million 800.000 l’année dernière. La pluviométrie a été assez régulière. La campagne est assez mitigée dans l’Ouest, mais ce n’est pas une fatalité. Nous espérons de bonnes nouvelles pour le secteur agricole avec l’arrivée de François Fillon.
Qu’attendez-vous pour la bagasse ?
- Nous avions estimé à 14 euros la tonne de bagasse au départ. Avec deux autres éléments chiffrés, nous sommes arrivés à une évaluation de 16 euros la tonne. La Convention canne prévoyait l’année dernière 1,80 euro. La bagasse est reconnue en tant que biomasse, il faut la traiter comme telle. La venue du Premier ministre doit répondre à cette injustice. La bagasse doit être payée à sa juste valeur.
Une rencontre avec le Premier ministre est prévue jeudi avec 500 planteurs sur une exploitation cannière à Bras-Panon.
EP
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