Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Patrick Hoarau, secrétaire général de la CGTR-EDF
7 février 2011, par

Aujourd’hui, une table ronde est prévue à Paris entre le ministère de l’Industrie, la Séchilienne SIDEC, et les grévistes. Le doute subsiste toujours quant à la participation de la direction d’EDF.
Quelle est la situation aujourd’hui ?
— Nous avons eu une rencontre mardi 1er février avec la direction d’EDF à Paris suite aux préavis de grève illimités. Il y avait deux représentants d’EDF, son président et un DRH, ainsi que deux représentants de la direction de SEI (systèmes énergétiques insulaires-NDLR), le directeur et le DRH.
Nous avons eu des échanges, nous avons notamment rappelé l’historique du combat débuté en 2009 avec le COSPAR, etc.
EDF nous a fait part de sa décision de s’associer à la requête déposée devant le Conseil d’État par la Séchilienne SIDEC. EDF a fait ce qu’on appelle une intervention volontaire dans cette affaire. Il serait donc logique que la direction participe à la table ronde, nous lui avons adressé un courrier en ce sens vendredi.
Qu’attendez-vous de cette table ronde ?
— Nous serons là pour écouter l’expert du ministère de l’Industrie. C’est une étape décisive, car il donnera un avis sur cette affaire, nous osons espérer qu’il sera neutre pour ne pas influencer la décision du Conseil d’État. Nous, de notre côté, nous avons mis tous les moyens en œuvre pour favoriser le dialogue social, la négociation. En retour, EDF n’a cessé de jouer le mépris voir la provocation.
Nous avons donc déjà réfléchi à des actions à venir en fonction du déroulement de cette table ronde. Surtout qu’EDF a laissé entendre qu’il ne suivrait pas forcément l’avis du Conseil d’État.
Quels messages souhaitez-vous faire passer à la population réunionnaise ?
— Nous sommes conscients des problèmes économiques et de la crise, c’est pour cela que nous avons toujours favorisé le consensus, le dialogue social. Maintenant, si nous sommes contraints de passer à l’action, chacun prendra ses responsabilités, l’État devra prendre ses responsabilités.
Aujourd’hui, EDF ne peut pas dire que même si le Conseil d’État donne un avis favorable aux salariés, pour eux, il y aurait toujours une interprétation quant à la mise en œuvre. D’un côté, ils disent que le Conseil d’État est souverain et de l’autre, si c’est positif, ils ne le prennent pas en compte.
À ce stade, le gouvernement et les entreprises concernées devront assumer, face à la population et au monde économique, le poids de leurs responsabilités conjointes sur ce dossier.
Nous exigeons l’application intégrale de cet article 14 § 6 du statut à l’ensemble des salariés des DOM qui relèvent de la branche des IEG. Il s’agit d’un préavis groupé, nous ne sommes plus isolés.
Propos recueillis par SP
Nos peines
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