Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Roland Robert, président de l’Association des Maires
13 novembre 2008, par

Deux jours après la fin d’un conflit qui a paralysé pendant cinq jours toute l’économie réunionnaise, les collectivités locales, le CESR, les Chambres consulaires et les organisations patronales avaient rendez-vous hier au Conseil général, pour participer à une table ronde destinée à mettre en œuvre une stratégie pour soutenir les activités économiques de La Réunion dans un contexte d’aggravation de la situation. Roland Robert, président de l’Association des Maires de La Réunion, apporte un éclairage sur cette rencontre sans précédent.
Deux jours après la fin du conflit des transporteurs, quel est le message des élus et des socio-professionnels ?
- Après cinq jours de crise, nous nous retrouvons tous là : les communes, le Département, la Région, les socio-économiques et les Chambres consulaires.
La réunion d’aujourd’hui est un grand succès.
Tout le monde est conscient des problèmes qui existent. Devant les difficultés, que pouvons-nous attendre ? Pas grand-chose de la loi de Finances. Concernant l’Octroi de mer, nous avons eu une recette exceptionnelle, nous avons dû la redistribuer. Et nous ne pouvons pas augmenter les impôts dans une telle situation de précarité telle que la connaît La Réunion.
On en arrive donc à un risque de baisse de la commande publique, et donc de l’activité économique pour tous les secteurs.
Face à cela, une unanimité : tout le monde se dit que le moment est venu de travailler ensemble.
Comment cette union va-t-elle s’exprimer ?
- Nous nous sommes accordés sur la création d’une cellule de crise, qui proposera des mesures, assurera un suivi. Cette cellule réunira tous ceux qui étaient présents aujourd’hui.
Une cellule de ce type existe déjà dans le BTP.
La création de cette instance pour anticiper la dégradation de la situation économique dans tous les secteurs montre qu’aujourd’hui, les politiques et les socio-professionnels sont réunis pour trouver ensemble des solutions.
Quelles sont vos premières propositions face à l’urgence ?
- Nous voulons dynamiser la commande publique afin que des travaux soient prêts à relayer celui de la route des Tamarins. Nous avons également un engagement des collectivités à proposer des solutions de remplacement aux chantiers stoppés ou repoussés.
Du côté de l’Association des Maires, nous allons faire l’inventaire des chantiers prêts, et les communiquer aux acteurs socio-économiques.
Notre objectif est de sortir le maximum de projets le plus vite possible.
Nous comptons également sur l’Etat pour nous "simplifier la vie administrative".
La situation est grave. C’est la première fois que je vois des entreprises ayant pignon sur rue frapper à la porte de la Mairie pour nous demander si elles ne peuvent pas assurer de petits travaux.
Propos recueillis par M.M.
Nos peines
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