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9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
La CAPEB Réunion appelle les banques à miser sur les forces vives du pays
18 août 2009

Vendredi dernier, la CAPEB-Réunion n’a pas hésité à qualifier d’« irresponsable » le comportement des banques face aux difficultés des TPE-PME. Une telle accusation demande des explications. Voici celles données aux journalistes par la CAPEB.
« En cette période de crise, la CAPEB avec le soutien des artisans qu’elle représente n’a de cesse d’essayer de trouver des solutions aux différents problèmes auxquels sont confrontées les entreprises.
Nous devons faire face à une pénurie de travail. Les marchés sont rares et de plus en plus difficile à obtenir.
En effet, pour donner quelques chiffres, comparés au mois de juin 2008, le carnet de commande en juin 2009 est en diminution pour 90% des entreprises ; et 76% d’ente elles prévoient une baisse d’activité pour les six prochains mois.
A noter que cet effondrement de l’activité est dû à une baisse de la commande publique de 40% et de la commande privée de 50%.
Dans le cadre du plan de relance et suite aux diverses réunions que nous avons pu avoir à la préfecture, un volume de travaux est prévu. Notre inquiétude reste à savoir si parmi ces travaux il y a des marchés qui pourront intéresser les TPE-PME.
En collaboration avec d’autres organisations professionnelles notamment le FFB, nous avons demandé des rendez vous aux 24 communes de l’île afin de dénouer ce problème et de voir avec les maires de chaque commune qu’elles sont les travaux qui sont prévues dans le cadre du plan de relance.
Il est de plus en plus difficile de faire face aux charges notamment fiscales et sociales et nous attendons toujours les décrets d’application de la LODEOM
« Près de 8000 emplois sont menacés ! »
Nous sommes bien placé à la CAPEB pour parler de ce problème, nous ne comptons pas le nombre d’appel que nous pouvons recevoir chaque jour concernant des licenciements. Tous nos efforts seront vains, si tous les acteurs économiques ne mettent pas la main à la pâte. Et nous restons persuader que nous ne sortirons de cette crise qu’en travaillant ensemble !
La CAPEB déplore le comportement des banques, qui sont à forte raison un rouage important de notre économie. Bien qu’ayant été fortement soutenues financièrement par le Gouvernement, ces dernières refusent de prêter aux salariés du BTP en les considérants "dans un secteur à risque".
Les entreprises subissent une radicalisation du comportement des banques.
Les lignes de crédits sont supprimées ou réduites, il en va de même pour les lignes d’escomptes, les crédits de trésorerie ou d’équipement sont systématiquement refusés, de plus en plus de garanties sont exigées aux entreprises.
Nous sommes d’autant plus décontenancés lorsque nous apprenons que certains grands groupes se voient accordées un prêt à hauteur de 18 millions d’euros alors qu’en face c’est un découvert de 1500 euros qui est refusé !
Nous déplorons ce mépris à l’égard de TPE/PME qui font l’économie réunionnaise.
« Quelles autres garanties aujourd’hui que le travail ! »
Comment voulez vous travailler sans les outils financiers nécessaires à la bonne gestion d’une entreprise ? De tels comportements précipitent la défaillance d’entreprises pourtant fiables ! En effet, depuis le début de l’année le tribunal de commerce constate une envolée des dépôts de bilans (+56% TC de Saint-Denis) le BTP étant le secteur le plus touché. Sur les cinq premiers mois, on enregistre 92 procédures judiciaires dont 77 liquidations directes.
Le fait que les banques aient arrêté de soutenir financièrement les entreprises du BTP se traduit par une accélération des dépôts de bilans.
Nous nous trouvons aujourd’hui dans un engrenage : suppression des découverts et escomptes, absence de trésorerie, multiplications des frais bancaires, et interdit bancaire, donc absence de moyens de paiements, impossibilité de payer les salaires, les fournisseurs et les charges... Même les conditions des opérations de banques courantes ont durcis, nous constatons que les délais de traitement sont allongés alors que le temps nous ne l’avons pas, car se sont ensuite les huissiers que nous voyons frapper à notre porte.
Nous rappelons aux banques qu’elles jouent un rôle majeur dans notre économie. Il leur appartient donc de faire leur travail de gestion des risques
Nous appelons les établissements bancaires à prendre leur responsabilité à faire leur travail
Nous souhaitons plus de dialogue et de transparence.
La relance ne se fera pas sans l’implication des banques ».
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