Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Christophe Rat, directeur de l’ARER - 1 -
11 décembre 2008

Mardi, l’ARER tenait son assemblée générale. Cet événement est l’occasion de faire un bilan de huit années d’existence, et d’évoquer les perspectives. Dans la première partie de cet entretien, Christophe Rat évoque le contexte de la naissance de l’ARER et ses premières réalisations avec en toile de fond l’objectif de l’autonomie énergétique pour 2025.
Christophe Rat, quel était le contexte au moment de la création de l’ARER et quelles ont été depuis les avancées obtenues ?
- Quand l’ARER a été créée en 2000, il y avait un système énergétique orienté vers le fossile. On observait depuis 1980 une dégradation de la part des énergies renouvelables. EDF et la DRIRE organisaient toute la programmation de la production d’électricité.
À l’arrivée de Paul Vergès à la Direction de la Région en 1998, on a connu une impulsion politique sur un axe novateur dans les énergies avec l’objectif d’autonomie énergétique et dans les transports avec le projet tram-train pour contrecarrer la domination du tout-automobile. Au niveau des lois, l’article 50 de la LOOM a donné compétence à la Région de développer le PRERURE. C’est à ce moment également qu’émergeait au niveau mondial une réflexion sur le changement climatique.
Quelles ont été ses premières actions ?
- L’ARER a été créée grâce à la volonté politique de la Région le 15 décembre 2000. Elle a comme objectif de développer les actions de maîtrise d’énergie et les énergies renouvelables. Au départ, sa mission était surtout de l’information, à travers les points info-énergie. À l’époque, notre effectif était de trois personnes : un directeur, un technicien et une secrétaire. Nous sommes aujourd’hui 25 permanents avec 10 à 15 stagiaires.
Lors de la création de l’ARER, un schéma directeur 2001-2006 a été mis en place avec comme objectif pour 2006 d’atteindre un effectif de 15 personnes réparties en trois corps de métiers : éducation-sensibilisation, appui aux collectivités, observatoire et publication. Nous avions également une demande très forte de la Région pour la mise en place du PRERURE.
Nous avons organisé plus de 100 journées thématiques, et nous avons vu la montée en charge de la mobilisation des acteurs locaux, avec un soutien très fort de la politique régionale. Mais parallèlement, nous constations une forme d’autisme des acteurs traditionnels de l’énergie. Depuis, cette attitude a changé, et on voit ces acteurs se mobiliser sur différentes formes de projets.
Quelles ont été les principales étapes du projet autonomie énergétique 2025 ?
- En 2005 eut lieu un colloque pour examiner techniquement les proportions de chaque énergie renouvelable dans l’autonomie énergétique. Cela a débouché sur un schéma directeur d’études : la centrale à négawatts (économies d’énergie), le développement des énergies renouvelables, et envisager d’innover et de rechercher des solutions pour le stockage des énergies intermittentes (solaire et éolien). En 2006, c’est un nouveau schéma directeur 2006-2013. Il vise à cataloguer toutes les ressources en énergies renouvelables, à réaliser un pré-dimensionnement des besoins en stockage notamment hydrogène (création du groupe H2RUN), à amplifier le travail de l’observatoire. Nous avons introduit dans le PRERURE des actions nouvelles : mix énergétique, énergies de la mer, stockage, droit à l’expérimentation, agriculture et énergie.
Nous avons désormais des scenarii énergétiques avec les proportions d’énergies renouvelables et de stockage, ainsi que des simulations de transition du système énergétique actuel vers les énergies renouvelables.
Nous constatons que la mobilisation de l’opinion a continué de croître. Nous avons également vu une demande de la part des îles voisines. C’est ce qui est à l’origine de la création du groupe Island News. Puis on a vu émerger le projet GERRI qui reprend l’objectif d’autonomie énergétique en englobant le transport.
En huit ans, nous sommes partis d’une idée politique et aujourd’hui, derrière l’ARER, on a des EPCI, une douzaine de communes, des acteurs privés et économiques. Nous sommes un outil relais pour des acteurs qui élaborent des projets qui concourent à l’autonomie énergétique.
(À suivre)
Nos peines
In kozman pou la rout
Nouvelle illustration de la faillite du système néocolonial
Négociations internationales sur la lutte contre la crise climatique
Des aides publiques de la France possibles
Paris tombera-t-il dans le piège tendu par ceux qui veulent saboter le succès prévisible des prochains Jeux des îles aux Comores ?
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture