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4 juin, parNos peines
Steven De Clercq, membre de l’Union nationale des étudiants de France
3 janvier 2011, par

Membre de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF), étudiant en première année de Licence d’anglais au Moufia, Steven De Clercq est arrivé en Afrique du Sud avec treize autres jeunes pour faire connaître La Réunion au Festival Mondial de la Jeunesse et des Étudiants de Pretoria.
Pourquoi avoir accepté de participer à ce voyage ?
- C’était l’occasion de faire des échanges, de voir à quoi peut ressembler la lutte à travers d’autres pays, mais aussi d’être confronté aux problèmes rencontrés par la jeunesse et les étudiants du monde entier. Nous pouvons entre nous chercher des solutions, essayer de trouver un consensus autour des problèmes que l’on peut rencontrer chez nous et dans d’autres pays du monde, comme le chômage, le logement, l’université...
Que pensez-vous du Festival Mondial de la Jeunesse et des Étudiants ?
- Ce festival, dans l’idée, est excellent. Le fait que ce soit une première en Afrique montre bien la symbolique que représente le continent. D’autant plus que l’Afrique rencontre des difficultés similaires aux nôtres, échanger avec des personnalités du monde permet de voir d’autres aspects que l’on n’aurait pas imaginés à La Réunion. Grâce à ce festival, nous pouvons découvrir l’Afrique de la lutte et découvrir main dans la main toutes les formes de résistance contre l’impérialisme et le capitalisme.
De ce festival, j’aurai appris l’horreur de l’oppression dont est victime le peuple palestinien, ou encore du Saharawi occidental, au travers de la parole de ses victimes qui, avec beaucoup d’objectivité, ont su nous montrer les pires dérives auxquelles notre monde est confronté.
Qu’attendez-vous de ce festival ?
- En un mot, un monde utopique, mais restons réalistes, l’important est de rencontrer des personnes qui ont des problèmes similaires aux nôtres. Il s’agit aussi de se nourrir des solutions qu’ils ont apportées à leurs problèmes et qui peuvent aujourd’hui ou demain nous apporter sur les plans politique, syndical mais aussi humain. C’est bien plus pour nos luttes que pour notre réflexion.
Avec ces personnes (syndicats, partis politiques, organisations internationales, étudiants, chercheurs...), il s’agit aussi d’être à même de créer un front. Pour cela, il est nécessaire de garder le contact. C’est aussi l’occasion pour moi, et le reste de la délégation, de voir comment ces acteurs de la lutte d’aujourd’hui gèrent ces problèmes. Il ne faut pas voir ce festival sur dix jours, mais sur le long terme. Parce que ce sont des problèmes actuels, mais d’ici quelques années, on devra faire face à de nouvelles problématiques et de nouveaux ennemis de la jeunesse, du monde et de la paix.
Propos recueillis par Céline Tabou
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