Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Suzanne Déoux, docteur en médecine et professeure, expert de l’environnement bâti
1er avril 2009, par

Suzanne Déoux a été invitée par le Centre de Ressources de la Qualité Environnementale du Cadre Bâti dont la responsable est Catherine Moerel, architecte. Elle animait, hier à l’Ecole d’architecture, un atelier-débat sur les pollutions liées à l’environnement bâti.
Vous êtes spécialiste "des risques en santé dans l’environnement bâti", quelles sont selon vous les relations entre la santé et l’environnement bâti ?
- La maison est le premier environnement fréquenté. Les influences sur la santé peuvent avoir de nombreuses causes-raisons : respiration, boisson, sonore et lumineuse. Tous ces facteurs peuvent avoir un impact sanitaire. Par exemple, différents polluants peuvent se retrouver dans l’air, à partir de produits de consommation, d’entretien, ou dans l’ameublement. Des produits comme le formaldéhyde que l’on trouve dans la cigarette, l’encens, les conservateurs et les colles, sont en concentration 10 fois plus élevée à l’intérieur qu’à l’extérieur. C’est un produit inquiétant sur lequel nous portons une attention particulière.
Quels sont les individus les plus menacés ?
- Comme souvent, ce sont les individus les plus faibles, enfants, personnes âgées et les sujets aux allergies.
Les allergies sont aggravées par les pollutions intérieures comme les moisissures, les acariens ou l’humidité. Actuellement, en France, 10% des enfants de moins 10 ans et 15% des adolescents sont touchés par des allergies.
Quels sont les conseils que vous pourriez donner pour rendre nos habitats plus sains ?
- Il y a des actions simples que tout le monde peut pratiquer. Éviter les produits d’entretien trop parfumés et ne pas les utiliser de manière trop concentrée. Régulièrement, bien aérer l’habitat. Lors de l’achat de peinture, regarder le taux de COV (composés organiques volatiles), la teneur doit être marquée sur l’étiquette, et choisir les taux les plus faibles, les plus proches du zéro. A La Réunion, vous avez moins de facteurs de pollution qu’en France. Par contre, à cause des taux d’hydrométrie très élevés, je donnerai comme conseil de surveiller attentivement les moisissures qui peuvent se développer à l’intérieur afin de pouvoir en éviter le développement, le nettoyage est le meilleur moyen d’éviter leurs installations.
Propos recueillis par C.F.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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