Grande distribution à La Réunion : concentration sur fond d’APE et de risques de délocalisations
10 août, parRapprochement entre le groupe mauricien IBL et Caillé Grande Distribution
Brigitte Malet : associée au COSPAR
25 mars 2009, par

Lundi, COSPAR et grande distribution se sont ouïs à faire tomber les prix sur 200 produits achetés et consommés de manière régulière, le 1er avril prochain. Il restait au sortir de cette négociation à rencontrer des clients. Eux peuvent dire avec exactitude au Collectif les prix des articles à baisser sans plus attendre. C’est pourquoi, hier, ses membres ont rencontré des acheteurs. Était de cette mission Brigitte Malet postée tantôt à l’extérieur tantôt à l’intérieur d’un foyer de la consommation de Sainte-Suzanne.
Quels accueils vous ont réservé les clients ?
- J’ai discuté avec des mères et pères de famille, des jeunes, des étudiants et des personnes venues toutes seules faire leur course. Certains d’entre eux venaient même à ma rencontre. Ils se livraient facilement. Agir sur la baisse des prix est une priorité, cette action permettrait à des familles d’améliorer leur vie quotidienne.
De quelle manière recensez-vous ces articles ?
- On a classé les 200 articles en 3 catégories : les produits alimentaires, les produits d’hygiène corporelle, les produits d’entretien de la maison. À la clientèle, on demande : « Quels produits consommez-vous le plus ? Sur quels produits souhaitez-vous une baisse significative ? ». J’ai épluché les premières doléances.
Quels sont les premiers constats ?
- Les clients réclament la “tombée” des prix sur les produits laitiers, le riz, l’huile, les couches bébés, la lessive et les assouplissants, les nettoyants sols et les articles dédiés à la femme.
D’autres observations ?
- Ces personnes me disent vouloir changer leurs habitudes alimentaires. Elles se re-mettent à confectionner des gâteaux au lieu de les acheter préparés en grande surface. Elles peuvent à leur guise doser et peser les ingrédients. On se gave aussi de gâteaux salés et aide à la digestion avec de grosses gorgées de soda sucré —ça détonne dans certain cas—. On revient aussi aux recettes de grand-mère pour nettoyer les vitres par exemple. On additionne de l’alcool au savon, le tour est joué.
Il était prévu une baisse des prix sur 500 articles, vous êtes passé à 200 : pourquoi ?
- Après discussions, on s’est accordé sur 200 produits. Aujourd’hui, on s’attache à les faire baisser en concertation avec les premiers concernés c’est-à-dire les consommateurs.
Jean-Fabrice Nativel
Rapprochement entre le groupe mauricien IBL et Caillé Grande Distribution
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