Le 5 septembre, rendez-vous au Parc Boisé du Port
20 août, par30e anniversaire de l’alerte lancée par Paul Vergès sur la crise climatique
20 octobre 2006

Je voudrais ici m’adresser à celui qui balançait au journaliste qui l’interrogeait son indignation rageuse contre ceux qui, ce mercredi, ont pris la décision de fermer la route du littoral à 9H30 pour la rouvrir vers 14H30.
Yvan Martin et la DDE ont à gérer aujourd’hui un ouvrage au-dessus duquel la géologie vit sa vie et nous impose sa loi. Les couches de pierres qui, jour après jour vieillissent, se trouvent naturellement déstabilisées. Elles glissent l’une sur l’autre et, pour cause d’appel du vide, elles finissent par tomber. C’est cela la vie de toutes les montagnes encore jeunes (question échelle, si notre planète était née il y a un an, La Réunion aurait été géologiquement formée il y a dix minutes !) C’est cela les lois de la mécanique des sols !
Remarquez : je n’ai pas fait les études pour. Mais il y a des réalités qui semblent tellement évidentes que je comprends parfaitement et admets tout autant : il suffit de réfléchir un tout petit peu. Faites le vous aussi et vous le verrez : ce n’est pas difficile à saisir !
Réfléchissez encore un peu. Et vous comprendrez, vous aussi, que plus le temps va s’écouler, plus la roche vieillissant donc, plus ces lois vont se vérifier. C’est dire que nous n’avons pas - ni vous, ni moi - fini de voir les galets tomber. Et comme le titrait un journal il y a peu, plus on va purger la falaise, plus les blocs - le plus souvent “petits”, gros de temps en temps - vont chuter. C’est inévitable ! C’est mécanique !
Dès lors, acceptons, vous autant que moi, qu’Yvan Martin et la DDE, dès qu’ils sont alertés d’un risque d’éboulis - quelque soit son importance - ferment la route.
Le petit enfant qui est mort l’autre jour serait toujours en vie si les ouvriers qui observent en permanence la falaise avaient décelé le risque. Faut-il leur en vouloir ? Le risque de voir un bloc - petit ou gros, les conséquences sont les mêmes pour les occupants de la voiture sur laquelle il s’écrase - se détacher est permanent sur la totalité des 13 kilomètres de ce qu’il est bien convenu d’appeler « notre Route du Littoral », cette route dont il ne sert plus à rien que l’on “dénonce” ceux qui ont, il y a 50 ans, décidé de son tracé en pied de falaise plutôt qu’une voie qui aurait emprunté celle des hauts. On peut toujours dénoncer, histoire de se défouler. Mais après ?...
Voilà, j’en ai vraiment fini. Et si, ce mercredi 18 octobre, sur le coup de 14H15, vous avez vous aussi dû prendre le C.D. de la Montagne, n’en veuillez pas à ceux qui ont permis que, dès 14H30, notre route à risque soit rouverte, à la satisfaction de ceux qui, en moins de 10 minutes, sont alors passés du Nord à l’Ouest de l’île : ce n’est pas la dernière fois, loin s’en faut, que nous aurons à connaître de tels contretemps.
Et puisque vous allez désormais vous aussi réfléchir, pensez à ce qu’une ou plusieurs familles réunionnaises vivraient aujourd’hui si, avant-hier à 9H30, Yvan Martin et la DDE n’avaient pas fermé la route et que les 30 tonnes de roches purgées pendant quatre heures étaient tombées un peu plus tard... Imaginez ce qu’auraient été la une de nos journaux et les titres de nos radios.
Raymond Lauret
30e anniversaire de l’alerte lancée par Paul Vergès sur la crise climatique
Ni antan kékfoi dann zoinal bann zoinalissti parl la rout la soie. Sirman ni domann anou kossa i lé so rout-la. Kossa li lété dann tan lontan é (…)
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