À l’heure de l’intercommunalité...

11 octobre 2004

C’était l’autre mercredi, au C.R.E.P.S. de La Plaine des Cafres. Nous avions été conviés à la traditionnelle et bien virtuelle cérémonie de remise de leur tenue de footballeurs aux quelques 22 jeunes qui y séjournent.
Ces 22 jeunes ont été retenus après une sévère - on devrait dire “cruelle” - sélection opérée depuis la douzaine de C.P.S. que compte notre île.
J’observais, à l’heure de la photo officielle, ces gamins, droits dans leurs baskets, impeccables dans leurs tenues de sportifs, le regard rivé vers l’horizon de cette carrière à laquelle ils aspirent fortement. Il ne faut surtout pas sous-estimer la grandeur des sentiments qui habitent nos jeunes. Il y avait dans leurs yeux de l’ambition, une ambition qu’ Yves Dupuy et son équipe technique s’attachent tout au long de l’année à rendre raisonnée et sage, donc raisonnable. L’importance toujours rappelée de la qualité du livret scolaire de nos petits champions montre que ceux qui, avec Yves Ethève et Axel Royer, avaient en 1998 pensé l’architecture nouvelle de notre dispositif de formation de jeunes footballeurs, n’entendent absolument pas privilégier les jambes et négliger la tête de chacun des gamins qui passent au C.R.P.F. de La Plaine des Cafres.
J’observais aussi Axel Royer et Yves Dupuy, de biens sacrés bonhommes du football réunionnais, nos metteurs en scène talentueux d’une œuvre qui se diffuse à l’échelle de toute la Terre et sans lesquels Yves Ethève et la L.R.F. auraient été orphelins de ce qui constitue l’essence même d’une politique sportive.
Je pensais à ces nombreux jeunes qui rêvent du C.R.E.P.S de La Plaine des Cafres et qui, malgré la qualité de leur livret scolaire ou leur maîtrise du jeu et du ballon, ne peuvent y venir parce que le nombre de place est malheureusement limité.
L’extraordinaire succès qu’a connu le film “Les choristes” a eu pour effet de voir augmenter considérablement les demandes d’entrées au “Petits Chanteurs à la Croix de bois”. Ce qui a amené la “Fédération Française des petits chanteurs” à redimensionner les capacités d’accueil des structures qu’elle fédère.
En pensant à ces jeunes qui rêvent de tutoyer le ballon à un haut niveau préparatoire à une toujours possible carrière professionnelle, je disais à Axel Royer qu’il est sans doute venu le moment d’associer les Comités d’Agglomérations à la réflexion que nous avions eue il y a 6 ans maintenant.
L’heure des politiques sportives intercommunales est-elle désormais à l’ordre du jour ? Le T.C.O. l’a semble-t-il compris puisque de premières réflexions y sont menées.
En 1986, nous innovions avec l’affirmation d’une indispensable politique régionale sportive.
Connaîtrons-nous demain la vision intercommunale du Sport ?

Raymond Lauret


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Témoignages - 82e année


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