APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
2 avril 2005

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Je vous le concède bien volontiers : mon “libre propos” d’hier ( "Et alors là, bonjour la cata !...") sentait fort le poisson. J’ai voulu, comme d’autres à pareille époque, sacrifier moi aussi à une vieille tradition.
Bien entendu, de réunion de crise jeudi 31 mars autour de François Hollande, au 10 de la rue Solférino à Paris, il y eut peut-être, mais assurément pas du type de celle que nous avons décrite, du bout de notre canne à pêche !
Bien entendu, Jack Lang, Martine Aubry, Ségolène Royal et son époux n’ont nullement évoqué la nécessité de “monter” à Bruxelles par le TGV de lundi prochain pour occuper le quartier des Commissaires européens et ne quitter les lieux qu’une fois remise en cause, la directive services et son concept de pays d’origine.
Bien entendu, Martine Aubry n’a pas eu à penser qu’Henri Emmanuelli et ses amis pourraient traiter Hollande et les siens de "rallieurs de la dernière heure". Bien qu’ils l’eurent mérité !
Non, rien de tout ça.
Martine Aubry reste, plus que jamais, proche de Pascal Lamy qui fut co-initiateur socialiste de la directive Bolkestein. Comment voulez-vous qu’elle désavoue aujourd’hui ce qu’elle a approuvé hier ? Difficile n’est-ce pas ?
Pourtant, si j’étais un dirigeant socialiste de haut niveau, je me demanderais si, aujourd’hui, je suis toujours dans le vrai et dans la ligne de mon parti dont une très large majorité de l’électorat s’inscrit dans une autre démarche et une autre logique que les miennes.
Pourtant, si j’étais Hollande, Aubry, Dominique Strauss Kahn ou Lang, je me dirais qu’il y a comme un os dans cette Constitution que soutient "notre" parti (enfin, une partie - une partie minoritaire - de leur parti !). Car, alors que Jacques Chirac a, lui, sommé Bruxelles de revoir du "sol au plafond" une directive dont "le principe du pays d’origine est inacceptable pour la France", le Premier ministre polonais, Monsieur Marek Belka, lui a répondu, le doigt pointé vers cet autre article de la dite Constitution qui rappelle que pour y changer quelque chose, il faut l’accord unanime de (tous) les États, que "notre but ultime est une totale libération du marché des services" et que "le concept de pays d’origine est un pilier de cette directive" sans lequel "elle serait vide"...
Curieusement, le PS de François Hollande là-bas et de Jean-Claude Fruteau ici se contente de nous dire qu’il sera bien temps après le 29 mai, de voir ce qu’il faut changer de cette Constitution.
Ce qui n’a pas l’air de retenir l’attention de la majorité des Français, à commencer par les électeurs et électrices socialistes. Comme on les comprend !
Là-dessus, je vous souhaite un bon week-end.
R. Lauret
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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