Ce mercredi 5 septembre. C’était hier, pour vous qui donc me lisez aujourd’hui. Ce mercredi, 14 heures. Je reviens d’une rencontre. La dame, un peu plus de la quarantaine, m’avait fait une demande un peu particulière. Du bout de ma soixantaine largement débordée, je pourrais, m’avait-elle confié, l’aider « à (se) décider à (se) lancer (elle) aussi dans l’aventure des municipales l’an prochain ». Curieuse mais, avouons-le, demande bien valorisante pour moi.
Ce mercredi donc, je reviens de cette rencontre pas comme celles qui meublent d’habitude mes journées de militant. L’occasion pour moi de me rappeler 1971 et ma toute première élection comme candidat sur une liste avec, au bout d’une campagne riche des seuls moyens du cœur et de l’esprit et de nos sonos de l’époque, la victoire derrière un grand monsieur, pour trois pleins de mandats à la Mairie du Port.
À mon interlocutrice, j’ai donc développé cette formidable école du terrain que j’ai pu vivre, une école où j’ai appris qu’« administrer, ce n’est pas tout empêcher au nom du règlement, mais tout faciliter au nom du bon sens ». Une école où j’ai eu cent fois l’occasion de vérifier que la pédagogie de notre leader était de nous « laisser faire, prêt à (nous) féliciter en cas réussite », pourvu que nous nous tenions à toujours rester dans le strict respect dû à l’argent public et que nous nous efforcions de relativiser le poids de notre « pouvoir d’élu ».
À mon interlocutrice, j’ai aussi confié que, sans foncier, nulle collectivité n’est libre pour faire avancer la cause de l’intérêt général, et donc que l’acquisition des terrains disponibles est de la toute première urgence pour une municipalité.
Et puis, je ne pouvais pas ne pas lui conseiller de ne jamais oublier que si nous sommes « le maître des paroles que nous n’avons pas prononcées, nous sommes l’esclave de celles que nous laissons échapper », ce qui revient aussi à dire que les promesse teintées de démagogie que nous faisons parfois nous fragilisent alors que les réflexions que nous pouvons mener avec les groupes de populations aboutissent à ce que chacun mesure les difficultés de nos tâches et la nécessité de faire passer l’intérêt général avant nos demandes particulières.
Diriger une commune, lui ai-je encore dit, c’est associer pleinement toutes ses forces vives qui ne siègent pas au sein du Conseil Municipal mais sans lesquelles notre démocratie restera piteusement représentative et continuera à étouffer les capacités participatives de très nombreux citoyens.
À mon interlocutrice, j’ai encore et enfin appris que l’un des dangers qui la guette, c’est la tentation de savourer elle aussi les largesses qui accompagnent les élus dans ce qu’il faut appeler la dérive indemnitaire du système français. « Un élu, lui ai-je dit en substance, est soumis à la possibilité de cumuler les titres et les salaires sans qu’il soit soumis à une obligation de résultat... ». Là est le grand danger pour chacun et chacune d’entre nous.
C’était ce mercredi. Une jeune militante me demandait conseil au cas où, l’an prochain, elle aurait elle aussi à assumer des responsabilités électives.
Raymond Lauret
17 août, par Manuel Marchal
Rentrée scolaire à La Réunion : les communes avancent en ordre dispersé face à la baisse de l’argent de la France pour les PEC
17 out, sanm Justin
Mézami shak ané, kan i ariv pou koup kann — é kan néna késhoz pou koupé — néna demoune apré s’plègn pars issi La Rényon néna pi d’koupèr d’kann é (…)
17 out, sanm Justin
In kozman pou la rout
17 août, par Manuel Marchal
180 litres d’eau par jour et par personne, plus de 30 % de fuite dans les canalisations : droit dans le mur
17 août
Des administrations françaises cibles de plusieurs cyberattaques dans notre région
17 août
Journée internationale de la jeunesse sous le signe de la révolution technologoque
28 juillet, par Manuel Marchal
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
6 août, par Manuel Marchal
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
25 juillet, par Manuel Marchal
Combattre les causes du chômage de masse
4 août, par Manuel Marchal
À La Réunion l’école est obligatoire et doit être gratuite
28 juillet, par Manuel Marchal
Accélération de la crise du système néocolonial
31 juillet
Lutte des Chagossiens