Crise de l’eau à La Réunion : remettre à plat un système qui favorise le gaspillage
25 août, parMettre fin aux privilèges de classe
16 août 2005

Parce que je ne suis pas certain que chacun d’entre nous ait pris la vraie mesure de ce qui s’est passé il y a 60 ans au Japon, je voudrais revenir sur Nagasaki, cette ville sur laquelle l’Amérique largua sa bombe atomique le 9 août 1945.
C’est l’avion bombardier B-29, avec la bombe “Fat Man”, qui fut choisi pour faire le sale travail. Il était en poste à l’Est des Philippines, aux îles Mariannes, sur la base aérienne de Tinian. Son équipage reçut la bénédiction du prêtre de la chapelle privée de l’aéroport avant de décoller, avec pour cible une ville industrielle du Japon, Kokura, dans l’île de Kita Kyüshü, où vivaient 1 million d’habitants.
Ce jour-là, vers 10 heures 30 du matin, les gros nuages qui obscurcissent le ciel au-dessus de Kokura ne permettent pas au Major Charles Sweeney qui est aux commandes du B-29 et de “Fat Man”, de bien “cadrer” son objectif. En fait, il ne s’aperçoit nullement qu’il est bien quasiment à la verticale de sa cible. Les habitants de Kokura ignorent, en entendant des vrombissements au-dessus de leurs têtes, qu’ils doivent la vie sauve à ces nuages qui, ce jour-là, sont vraiment leur ange providentiel !
Pour le Major Charles Sweeney, passé le moment d’une prise à partie du ciel qui ne lui permet pas de remplir la mission pour laquelle il a reçu la bénédiction du chapelain de Tinian, il s’agit de ne pas se laisser abattre. Un deuxième objectif lui avait été assigné : Nagasaki, à l’autre bout de l’île, dans l’extrême Sud du Japon.
Et là, toujours ces foutus nuages qui risquent de ne pas permettre au B-29 et à “Fat Man” de faire le carton (le carnage !) espéré !
Charles Sweeney, un peu court de carburant -il s’agit tout de même de rentrer à la base ! - se dit qu’il faut jeter la bombe, qu’importe si on ne voit pas... Et, la mort dans son âme, avec beaucoup de regrets de ne pouvoir voir sur qui ni sur quoi il va larguer, il s’apprête à... quand, soudain, il peut sourire. Formidable ! Les nuages viennent de s’écarter pour lui offrir, en un angle de vue du meilleur effet, la ville de Nagasaki : "Ça y est, je l’ai !" s’exclame-t-il, tel que le mentionne le rapport officiel. Et il largue la bombe “Fat Man”, (en français "Homme bien gras !").
La déflagration provoque de fortes turbulences qui secouent le bombardier. "Cela vaut bien les milliers de Japs qui sont désormais en moins !", claironne dans son cockpit le major qui, mission remplie, peut rentrer chez lui...
Voilà, c’était l’Amérique qui larguait une seconde bombe atomique, en 1945... Soixante ans après, un peuple s’en souvient encore...
R. Lauret
Mettre fin aux privilèges de classe
Mézami, opliss i sava, opliss ni antann dann radio kalité mizangarde i jène anou d’antann ; I jenn anou d’antann i fo pi ni aroz in pti karo gazon (…)
In kozman pou la route
Les Réunionnais auraient-ils déjà oublié ?
Qui demandera des comptes au candidat à la présidentielle française en voyage à La Réunion ?
École supérieure d’ingénieurs Réunion Océan Indien
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
Accélération de la crise du système néocolonial
À La Réunion l’école est obligatoire et doit être gratuite
Lutte des Chagossiens
Recrutement de travailleurs des pays voisins pour couper la canne pendant plusieurs mois