APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
29 octobre 2007

La Direction de l’Agriculture et de la Forêt, dans sa note du mois de Septembre dernier, nous propose quelques chiffres qui montrent que « la part de l’alimentation dans le budget des ménages se réduit ».
Elle se réduit en France métropolitaine tout d’abord. Dans les années 1970, elle représentait plus de 25% des revenus des foyers. En 2001, soit 30 ans après, elle était tombée à 12, 9%. Aujourd’hui, elle est estimée à 12%.
A La Réunion, la tendance est encore plus accentuée. Selon les enquêtes consacrées aux « budgets des familles », dans les années 1970, la part de ces ressources consacrée à l’alimentation était de 34%. Soit environ le tiers. En 1987, elle était passée à 22%. Et en 2001 à 14,9%.
La note de conjoncture de la D.A.F. précise que « cette chute s’est produite au profit des dépenses d’investissements (remboursement divers de crédits, de prêts), de biens et des services non alimentaires (achats de véhicules et de matériels audio visuels), des travaux d’entretien et d’équipement de la résidence principale, et des dépenses de communication et des dépenses de transport ».
Certes... cette diminution de la part de l’alimentation se constate en même temps qu’il est noté une augmentation de l’ordre de 15,7% du revenu disponible par habitant depuis 1995. Il est donc fort possible qu’en valeur absolue, les sommes consacrées à ce poste de dépenses soient restées constantes. Certes...
Mais faut-il s’en consoler ?
Les réflexions que peuvent nous inspirer ces chiffres ne devraient pas ignorer celles que nous propose Benjamin Barber dans son récent livre (« Comment le Capitalisme nous infantilise » - chez Fayard).
Pour l’ex-conseiller du Président américain Bill Clinton, « le capitalisme moderne tourne le dos à ce qui a fait sa grandeur et son activité !.. » quand il produisait « des biens et des services utiles, engendrant un profit légitime, réinvesti ensuite dans la production de biens nécessaires à la productivité ».
Qu’en est-il aujourd’hui ? « Aujourd’hui, répond Benjamin Barber, pour survire, le capitalisme transforme les consommateurs en acheteurs compulsifs et développe un ethos de l’infantilisation »...
Pour Benjamin Barber, nous vivons une époque où l’outil de production tend à privilégier « le simple par rapport au complexe, l’immédiat par rapport à ce qui est lent, le facile par rapport au difficile ». Et, dit-il encore, « en donnant tout pouvoir aux enfants, le marché les corrompt... Il infantilise aussi les adultes et, finalement, éclipse le citoyen au profit du consommateur... »
Dans moins de 6 semaines, pour les fêtes de Noël, nous pourrons - à condition que nous voulions bien regarder autour de nous... et chez nous -vérifier combien ces propos sonnent cruellement vrais. Ceux de Barber autant que ceux de notre Direction de l’Agriculture...
Raymond LAURET
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Mézami mi rapèl lo tan nou téi koné fé gran-gran lopérassion : kissoi bann miltiplikassion plizyèr shif, kissoi bann divizion, kissoi mèm lo (…)
L’ouverture aux services de l’Accord de partenariat économique (APE) entre l’Union européenne, les Comores, Madagascar, Maurice et les Seychelles (…)
In kozman pou la rout
Communiqué officiel du 40e Conseil des ministres de la COI
Qui a dit que le peuple réunionnais était condamné à subir les schémas descendants de la mondialisation marchande et à n’être que le spectateur (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture