Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
26 avril 2006

L’E.P.F.R. (Établissement Public Foncier de La Réunion), son président Stéphane Fouassin et son directeur Jean-Louis Grandvaux recevaient hier mardi les acteurs de notre économie, histoire que l’on se demande "quelle politique foncière (réaliser) pour accueillir les entreprises à La Réunion".
Tout le monde put aller de son commentaire. Tout ce qui était dit par les uns, par les autres et par les autres encore était juste, intéressant, réfléchi et pouvait constituer, pour peu que l’on trouve la structure qui rassemblerait le tout, un fond de bonne entame d’une bonne démarche. Car, entre communes, Établissements publics de coopération intercommunale, Région, CCIR, Chambre de Métiers, ADIR, État ou encore Agence de Développement, le courant ne peut que passer : il leur faut tous agir pour développer...
On en était donc à se dire - sans doute pour la énième fois - de belles et froides choses et, lentement, on s’acheminait vers ce qui aurait été une rencontre de plus quand Paul Hibon, le Directeur de l’AD (ex CPI), s’excusa de demander à nouveau la parole. Il souhaitait souligner à l’assistance pourquoi elle était aujourd’hui réunie. Et il rappela que, derrière cette question de foncier, il y une triple réalité qu’il faut avoir toujours à l’esprit :
1- les entreprises créent plus d’un emploi sur deux sur l’île. Elles sont au nombre de 29.000 dont 14.000 micro-entreprises...
2- ces entreprises “génèrent des financements pour le bien de tous” avec 4,3 milliards d’euros de salaires et charges sociales sur un total payé dans l’île de 5,3 milliards...
3- ces entreprises rapportent à La Réunion 220 millions d’euros de TVA, 252 millions d’Octroi de mer, 138 millions d’impôt sur les sociétés, 19 millions de taxes sur les salaires, 159 millions de taxes professionnelles et 162 millions de taxes sur le foncier bâti.
Ces quelques chiffres, égrainés alors que l’on se dirigeait vers une tenace routine, remirent plus d’un sur les rails d’une nécessaire définition de ce qu’il convient maintenant de déclencher.
On crut qu’un ange passait... Et, dans les têtes, tout devint clair... Dans ce qui avait été dit par les uns, par les autres et par les autres encore, on voyait bien la cohérence à mettre désormais dans tout ce que chacun entreprend à sa place chaque jour. Michel Lebloas, ancien de la DDE et actuel DGS du Conseil Général, l’avait à un certain moment suggéré : il importe qu’une sorte de guichet unique dirige un attelage où tous les chevaux ont vocation à tirer dans le même sens, la politique foncière étant un moyen - mais quel moyen ! - au service d’un objectif à toujours dépasser...
R. Lauret
Courrier des lecteurs
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