Dix-huit ans après...

1er octobre 2004

Le Conseil de la culture, de l’éducation et de l’environnement (CCEE) vient de fêter ses 20 ans d’existence. L’occasion pour Robert Gauvin - qui en fut le premier président - et pour Roger Ramchetty - qui en est l’actuel - de rappeler, avec une satisfaction légitime, ce que cet organisme consultatif auprès du Conseil régional a apporté comme réflexions, depuis la société civile, réflexions qui, pour certaines d’entre elles ont pu hâter l’évolution de certains aspects de notre vie dans notre pays.
J’ai eu l’honneur, dès 1984, d’être membre du CCEE. J’y représentais l’une des composantes du sport, le CROMS, Robert Ardon y siégeant pour le compte du CROS.
Je crois que Robert et moi, mais aussi des garçons comme Michel Chane Sam, Guytot Le Toullec ou Jean-Yves Langlois, pour ne citer que ces trois-là, nous avons ressenti comme une belle avancée de ce qu’il est convenu d’appeler la démocratie participative, l’initiative que nous avions prise en 1986, avec le soutien intelligent de Gérard Dorival, alors inspecteur à la Direction départementale de la jeunesse et des sports : inviter, à travers les OMS, toutes les villes et leurs adjoints au Sport, à écrire les grandes lignes de ce qui pouvait être un Plan régional d’équipements sportifs. À l’époque, il n’y avait rien...
Nous présentâmes, accompagnés de Robert Gauvin, ce projet de Plan au docteur Pierre Lagourgue, alors président du Conseil régional et lui indiquions ce qui pourrait être une bonne méthode à suivre : confier notre travail à un bureau d’étude spécialisé qui saurait sûrement en faire un plan régional.
Je soupçonne fort le directeur général des Services de la Région, Guy Dupont, d’avoir été sensible à notre démarche et d’avoir judicieusement aidé Pierre Lagourgue à choisir la bonne décision.
Le cabinet CEG put prendre le dossier en main. Ses deux responsables, Paul Servari et Annie Van Roekeghem, s’appliquèrent avec cœur et intelligence à optimiser tout ce qui avait germé depuis le ressenti des acteurs de notre base sportive.
Dix-huit ans après, nous mesurons, avec l’humilité qui s’impose, que la démarche - telle qu’elle fut menée, telle qu’elle fut reçue et comprise, telle qu’elle fut mise en œuvre - avait bien quelque chose de remarquable.

Raymond Lauret


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Témoignages - 82e année


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