APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
22 novembre 2007

Je feuilletais ces jours derniers l’ « Annuaire environnement » édité cette année conjointement par l’A.D. (Agence de Développement) et par l’A.D.E.M.E. (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie). Il s’agit d’un petit livret bien pratique pour se faire une idée de l’engagement « moderne et volontariste en matière de protection de l’environnement » qui se met en place dans notre île.
Partant de l’état du terrain en 2006, l’« Annuaire » nous fait faire le tour des 33 entreprises en « gestion des déchets », des 8 autres qui gèrent les questions liées à « l’eau » et des 28 spécialisées en « expertise et conseil ». Une fiche synthétique qui va à l’essentiel nous permet, en un coup d’œil, de connaître les métiers abordés par chacune des entreprises, des précisions sur leur activité et leurs domaines de compétences, la part de l’activité environnement dans leurs chiffres d’affaires globaux respectifs et, bien entendu, l’adresse, l’ancienneté, la forme juridique, le capital, les effectifs et l’identité du principal dirigeant de chacune d’elles.
Il est bon de savoir - ou de se rappeler - que nos ferrailles et nos véhicules hors d’usage(VHU) sont traités, nos palettes de bois et autres déchets de sciences également, ainsi que les accumulateurs (batteries), déchets verts, papiers, cartons, cartouches d’encre et toners, plastiques et verres, les déchets de la construction et de démolition, les déchets infectieux, ceux des équipements électriques et électroniques, les cadavres et sous produits d’animaux et bien entendu les pneumatiques usagés non réutilisables.
Concernant l’eau, cela va de l’assainissement individuel (fosses septiques) ou évacuation de collectif, à la filtration, la distribution d’eau ou au captage.
Pas moins de 2000 personnes travaillent dans les quelque 70 entreprises inventoriées, l’une d’entre elles affichant même l’existence d’une filiale à Johannesburg en République Sud Africaine. Par ailleurs, plusieurs de nos entreprises ont des activités export vers la Métropole, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud, l’Ile Maurice, Madagascar, les Comores, Mayotte, les Seychelles, l’Indonésie, le Vietnam, l’Afrique, les Emirats Arabes...
« Cet annuaire, nous précise Paul Hibon, le Directeur de l’Agence de Développement, vise à faciliter la prise de contact avec ces entreprises ». Lequel Directeur de rajouter encore que « puisque les similitudes entre La Réunion et les pays de la Zone Océan Indien sont nombreuses, nos régions ont tout à gagner à développer des échanges dans ce domaine »...
C’est exactement ce qui ressortait des récentes rencontres entre les représentants des Comores, de Madagascar, de Maurice, des Seychelles et de la Région Réunion à Mahé et à Port Louis dans cadre de ce que l’on pourrait, entre pays de la COI et notre île, réaliser ensemble... Nos APE à nous, en somme !
Raymond Lauret
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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