À Mayotte : Sébastien Lecornu face à un mouvement social
26 août, par« On ne mange plus à notre faim, on ne peut plus continuer à vivre comme ça »
12 mars 2005

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"À cause de la malnutrition, 11 enfants meurent chaque heure à Madagascar". C’est la terrifiante information que donne “le Quotidien” de ce jeudi dans sa rubrique Océan Indien. Chaque année, précise notre confrère, ce sont environ 100.000 jeunes de moins de cinq ans qui décèdent, à cause du paludisme, de maladies diarrhéiques et d’infections respiratoires, "maladies toutes exacerbées par la malnutrition".
C’est terrible. Cela se passe à moins d’un millier de kilomètres de chez nous, dans notre île où la civilisation de la consommation du superflu bat son plein. Cela se passe dans ce pays voisin d’où sont venus des hommes et des femmes qui ont constitué l’une des bases de notre peuplement.
”Enfants du Monde-Réunion” est une des associations humanitaires qui ont opté pour des actions concentrées sur Madagascar. Cette association regroupe des hommes et des femmes - plus de 1.000 - qui, chaque mois, en versant chacun la somme de 110 francs, apportent une contribution efficace pour aider une famille malgache dans la misère.
“Enfants du Monde-Réunion”, c’est un des maillons d’une belle chaîne de solidarité dont notre île fait partie. Elle s’appuie sur le réseau des membres de congrégations religieuses à Madagascar et dont le dévouement, on peut en être sûr, est exemplaire.
“Enfants du Monde-Réunion”, c’est une équipe d’animateurs bénévoles autour de leur président Patrick Durrieu, animateurs qui savent ne jamais renoncer à leur engagement, malgré le travail et l’attention que cela suppose.
Ce samedi 12 mars, à 14 heures, Mme Amélie Rajaonarison, responsable d’un centre d’aides à Tamatave, sera l’invitée d’“Enfants du Monde-Réunion”.
Cela se passe au Centre de l’Image Antoine Roussin au Port, dans la ZUP.
Adhérent ou pas, la visite - et par là, la rencontre avec un témoin du drame quotidien vécu là-bas et acteur de la solidarité qui s’y exprime - vaut le détour. Histoire de montrer et de dire que le sort de nos frères malgaches les plus déshérités ne nous laisse pas dans l’indifférence.
R. Lauret
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