“Expliquer” et “s’expliquer” : ce n’est pas - loin s’en faut - la même chose...

11 mars 2006

Le “JIR” de ce vendredi a bien publié le droit de réponse que je lui avais fait parvenir, suite à un article paru jeudi dans lequel - "de manière très indirecte et en pointillés subtils" avais-je ici même écrit hier - j’étais mis en cause. Mais mon droit de réponse a été amputé de trois paragraphes ; une amputation qui enlève à son contenu un aspect essentiel à mes yeux : loin de m’expliquer, comme le titrait hier le “JIR”, "j’expliquais". Ce qui n’est pas tout à fait la même chose.
Déjà, au moment où il prenait connaissance de mon "droit de réponse", le rédacteur en chef du journal que préside Jacques Tillier, m’appelait pour me proposer de “faire sauter” les références que je faisais au Directeur du service juridique de la Région, au représentant de la Direction Départementale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes et au Payeur régional dont les avis avaient été sollicités par la Commission d’Appel d’Offres que je préside à la Région. Je me félicite que Monsieur Tézier ait donné suite à mon insistance pour que cette précision soit portée à la connaissance des lecteurs du “JIR”. Merci donc pour eux, ceux d’entre eux en tout cas qui me connaissent. Merci pour moi aussi bien sûr.
Pourquoi j’en parle ?
C’est que ça n’a pas manqué !... Dès hier, un ami qui siège à l’UMP m’en faisait la remarque : ayant lu le titre de l’article du “JIR” le matin même ("Attribution de marché à la Région : Raymond Lauret s’explique"), pour lui, il était évident que j’étais au cœur d’une attaque qui m’obligeait à "m’expliquer".
À l’attention donc de cet ami, je reprends ici les passages de ma réponse au “JIR” qui ont “sauté”. J’en souligne certains.
"Droit de réponse.
Dans votre édition de ce jeudi 9 mars, vous commentez, à votre façon, le choix que le Commission d’appel d’offres de la Région a fait dans le dossier ayant trait à l’impression du projet scientifique et culturel de la Maison des Civilisations et de l’Unité réunionnaise.
C’est votre droit. Ceux qui sont directement visés par vos allusions apprécieront.
Pour ma part, et puisque en pas moins de trois reprises dans votre article, vous rappelez que je suis le Président de cette Commission, je vous demande de bien vouloir publier, à l’attention de vos lecteurs, le droit de réponse qui suit"
.
Suivent alors mes explications sur le rôle d’une CAO et les conditions dans lesquelles se présentaient les deux dossiers examinés. Le “JIR” les a fidèlement reproduites.
Reste ma dernière phrase qui, elle aussi, avait sauté : "Le reste, concluais-je, relève de ce qu’il est convenu d’appeler “une opinion”..."
Mon ami collègue à la Région, sincèrement choqué que, selon le “JIR”, j’ai été amené à "m’expliquer", sera, je l’espère, à présent rassuré sur ce qui fait que lui et moi, par delà nos différences idéologiques, nous nous estimons : un souci partagé de la probité.

R. Lauret


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