Rentrée à l’Université : à La Réunion, la précarité étudiante atteint un point de rupture
26 août, parConséquence du système néocolonial
15 juin 2005

(page 2)
Il arrive parfois et cela doit être rare dans une vie d’homme que l’inattendu survienne à un coin de rue du chemin de votre existence. Et vous voilà porté à devoir prendre en main votre destin à votre tour. C’est ce que vient de connaître un jeune sportif réunionnais, vingt et un ans et grand espoir de l’athlétisme français.
C’était le 7 juin dernier... Mardi de l’autre semaine, donc. L’idée que Georges-Marie Nacoulivala, son entraîneur et président de club, m’avait soumise quelque temps auparavant est de celles qui obligent tout citoyen auquel, un jour, le hasard des rencontres en a fait un responsable.
Pour G.M.N., ce jeune homme mérite d’être aidé à ne pas sombrer dans la fatalité des drogues faciles lorsque le chômage et le reste vous poussent vers les dérives et le plongeon assurés.
De ce jeune homme, Hervé Colin a écrit dans le “Quotidien” du 5 septembre 2003 qu’il "a été sauvé par l’athlétisme" et que "petit à petit, il s’est rendu compte qu’il fallait qu’il arrête ses conneries : le sport l’a remis dans le droit chemin".
Et ce jeune homme de confier à celui qui lui avait fait l’honneur et sans doute l’amitié d’une interview : "sans le sport ? Je ne sais pas où je serais aujourd’hui. En tout cas pas ici et pas où je suis actuellement. Peut-être que je traînerais dans mon quartier. L’école ? Je n’aurais pas continué. Je serais avec mes potes. Et la plupart d’entre eux sont en prison..."
Alors, j’ai pris un rendez-vous avec une personnalité du monde de notre économie que j’ai toujours devinée capable d’aller bien au-delà de la relation d’affaire. Ce mardi 7, Georges-Marie et moi étions dans son large et sobre bureau aux baies vitrées qui donnent sur les larges horizons de la vie.
Nous lui avons parlé de ce jeune homme... en quelques mots... en peu de temps, le temps qu’il nous arrête et nous dise son souci de nous comprendre et de prendre lui aussi, à côté d’Hervé Colin, à côté de Georges-Marie, sa part dans le pari à gagner et ce destin à réussir...
J’ai vu alors les yeux de Nacou se remplir de larmes pendant que d’une main maladroite, il tentait de briser un tranquille sanglot. J’en fus évidemment ému autant que j’étais fier de pouvoir résister, stoïque, à l’épreuve.
Je regardais notre interlocuteur, le devinant remué lui aussi et je me demandais qui des trois, de l’entraîneur et président, du journaliste ou du responsable économique, savait plus que les deux autres irriguer d’humanisme leurs tâches de tous les jours...
R. Lauret
Conséquence du système néocolonial
In pti nouvèl an passan dsi in moune la mète la Rényon anlèr. Moune-la, mwin la vi ali apré fèr in komantèr dsi in gran konkour zé koléktif li la (…)
In kozman pou la rout
Précarité des étudiants de l’Université à La Réunion à cause d’un abandon par l’Etat
Hommage à un avocat qui défendit une Réunionnaise violée par des parachutistes français
La guerre impérialiste est perdue pour les agresseurs
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
Accélération de la crise du système néocolonial
À La Réunion l’école est obligatoire et doit être gratuite
Lutte des Chagossiens
Recrutement de travailleurs des pays voisins pour couper la canne pendant plusieurs mois