Rentrée à l’Université : à La Réunion, la précarité étudiante atteint un point de rupture
26 août, parConséquence du système néocolonial
22 juin 2005

(page 2)
J’écoutais l’orateur qui avait tenu à donner lui-même lecture de la motion. Je l’écoutais, toujours surpris par ses audaces devenues depuis quelque temps, habituelles. Toujours surpris, mais ce jour-là assez stupéfait et à deux doigts de l’approbation.
Que disait-il ? Que déclarait-il ? Il disait que cet ancien Premier ministre du Général de Gaulle avait été un des plus grands fossoyeurs de notre île, de sa jeunesse, de notre avenir, et cela dès le début des années 1960.
Écoutons-le : "Un choix de développement a été fait pour La Réunion, dans les années soixante...". "Ce choix, qui est instrumentalisé à l’époque par la plantocratrie du sucre, va être mis en œuvre à la fois par les élites locales et nationales...". "... Il ne s’agira en réalité que d’un glissement, d’une vague modernisation du système colonial traditionnel...".
Ces premières déclarations, solennelles, nous ramènent donc directement à 1960 et aux années qui suivront. Qui donc était alors le personnage central de l’État ? Qui donc était alors l’incontesté “patron” parisien de La Réunion et dont l’influence était crainte par sa cour locale ?
Poursuivons : "S’agissant de la communication des informations, celle-ci est mise sous contrôle, par la maîtrise directe ou indirecte de tous les médias...". "Tout le monde a en mémoire les réticences du pouvoir devant l’incontournable irruption des chaînes de télévision, la difficile installation de la presse écrite...".
Le coup de grâce ? "L’immense marée des chômeurs et des érémistes sont les laissés pour compte de ce choix de développement... Voilà le système dans lequel le développement de La Réunion s’est englué".
J’écoutais donc, stupéfait, ce réquisitoire accablant qui clouait M. Michel Debré sans nul doute à la place du grand (du seul ?!) responsable de ce développement raté dans lequel nous nous sommes englués ! Michel Debré et celui ou ceux qu’il convient de “sentir” visés derrière cette ultime remarque selon laquelle - citons l’orateur - "le capitalisme obéit à ses propres lois, et la morale et le bien public n’en font pas partie...".
Le reste, c’est-à-dire les votes d’Alain Bénard, n’avaient plus à mes yeux qu’un intérêt moindre. L’essentiel avait été pensé et dit dans la solennité d’un hémicycle qui recevait ce lundi 20 juin 2005 une assemblé plénière du Conseil régional de La Réunion. J’aurais pu m’en méfier. J’ai choisi de retenir... pour demain encore m’en souvenir.
R. Lauret
Conséquence du système néocolonial
In pti nouvèl an passan dsi in moune la mète la Rényon anlèr. Moune-la, mwin la vi ali apré fèr in komantèr dsi in gran konkour zé koléktif li la (…)
In kozman pou la rout
Précarité des étudiants de l’Université à La Réunion à cause d’un abandon par l’Etat
Hommage à un avocat qui défendit une Réunionnaise violée par des parachutistes français
La guerre impérialiste est perdue pour les agresseurs
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
Accélération de la crise du système néocolonial
À La Réunion l’école est obligatoire et doit être gratuite
Lutte des Chagossiens
Recrutement de travailleurs des pays voisins pour couper la canne pendant plusieurs mois