APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
15 décembre 2005

Le “JIR” d’hier mercredi 14 décembre, dans sa rubrique hebdomadaire "Le p’tit moucateur", considère que la Région aurait pu faire quelqu’économie en ne mandatant pas un de ses vice-présidents pour la représenter aux festivités du 20 décembre prochain à Paris. "Jocelyne Lauret, présidente du CTR, qui se trouve déjà sur place, aurait très bien pu le faire", écrit notre confrère qui ajoute donc que cela "aurait eu l’avantage de faire faire des économies à la collectivité".
Soit. Le raisonnement, dans l’absolu, est acceptable même si ce n’est pas une dépense de cet ordre qui ruinera la collectivité. Mais, si cela peut nous amener tous - Région, Département, E.P.C.I., Communes, voire Associations diverses - à regarder, dans l’avenir, à deux fois avant d’engager des dépenses dans divers domaines, dont celui des missions de nos représentants, pourquoi pas ? En tout cas, en ce qui me concerne, je dis que la remarque du “JIR” a le mérite de nous rappeler qu’il n’y a pas de petites économies. Étant du genre “austère” et donc n’étant pas particulièrement attiré par les côtés festifs de la vie, je suis naturellement enclin - à tort, me dit-on souvent - à penser que l’on pourrait, sur ce plan, faire encore plus dans l’économie. Et je ne suis pas seul à le dire. Mais là n’est pas le problème, ni même l’intérêt de mon propos.
Le problème, c’est que, en Com’ perm’ où cette question a été évoquée ce mardi, “on” s’est permis de dire que l’on "ne comprend pas pourquoi la Région a choisi d’envoyer une zoreille à Paris pour parler de l’abolition de l’esclavage aux associations réunionnaises de métropole".
La “zoreille” en question étant Catherine Gaud, vice-présidente du Conseil régional, je faillirais au devoir le plus élémentaire de tout Réunionnais si je ne rappelais pas à l’auteur de cette lamentable appréciation que nous sommes tous issus de peuples venus des horizons les plus divers ; que notre île appartient à tous ceux qui y travaillent et qui souvent se consacrent aux causes les plus difficiles.
Je voudrais dire à la personne qui - au motif qu’elle parle “brut de décoffrage” - s’est autorisée cette appréciation des plus lamentables à l’encontre d’une compatriote zoreille, que je prendrais sa défense si un jour quelqu’un s’autorisait des commentaires “bruts de décoffrage” de ce genre sur un Réunionnais d’origine cafre, arabe ou malabar...
J’ose espérer que, depuis le Parti auquel appartient cette personne, après un tel dérapage s’exprimeront réprobation et excuses. Le 20 décembre est la fête de la liberté et de l’unité du peuple réunionnais. Et dans ce peuple, le 20 décembre, c’est tous les jours de l’année. Ce devrait l’être, chaque jour que Dieu nous donne...
R. Lauret
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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