Libres propos

Je n’avais rien trouvé à y rajouter...

Témoignages.re / 9 octobre 2007

Samedi, en recevant au Casino du Port le public du Festival international du Film d’Afrique et des îles venu assister à la projection des “Mariés de l’Isle Bourbon”, j’eus le plaisir, avec Alain Gili, d’ouvrir la soirée par ces quelques mots :
« Je pense qu’il est important de souligner la dimension exceptionnelle de ce Festival international du Film d’Afrique et des îles qui exprime une vision fondamentalement différente - pour ne pas dire à l’opposé - de celle qui nous est habituellement servie dans nos salles de cinéma.
Loin de la logique des circuits commerciaux de la grande distribution mondiale, aux antipodes des gadgets et stéréotypes de la superproduction hollywoodienne, le cinéma qui nous est présenté au travers de ce festival nous entraîne vers d’autres rives, d’autres horizons inconnus ou méconnus, au fil des itinéraires ou des rêves de ces réalisateurs dont nous avons l’honneur et le plaisir d’accueillir quelques-uns pour ce cinquième Festival international du film d’Afrique et des îles organisé par la Ville du Port. Ces cinéastes méritent tous d’être salués chaleureusement pour leur participation au festival mais également pour leur conception de ce qu’on appelle “le septième art” et leur manière de l’exercer, car ils nous montrent le cinéma sous un autre jour :
Un cinéma riche par sa diversité et sa créativité, un cinéma authentique et inspiré, inasservi à la loi marchande, un cinéma qui transcende tous les clichés pour nous emmener sur des territoires parfois inattendus, à la rencontre de ces populations oubliées afin de délivrer leur parole au monde...
Ce cinéma-là peut être qualifié de révolutionnaire, un “cinémarron” peut être ?...
Le Festival international du film d’Afrique et des îles est aussi le reflet du regard que portent notre ville et notre île sur le monde... ».

Ces propos ne sont pas de moi : ils sont le fruit de la réflexion et le cri du cœur d’une Portoise qui me les avait confiés pour un avis. Je n’avais trouvé rien à y ajouter. Je les ai donc offerts à l’écoute d’une assemblée attentive et qui sût avoir le sourire de l’indulgence quand je lui confiais qu’ils n’étaient pas de moi. C’est qu’elle se les était sans doute appropriés...
À vous, amis lecteurs, d’apprécier à votre tour.

Raymond Lauret