Hommage à notre camarade Yves Ravelomanantsoa : faire sens ensemble, dans la fraternité
24 août, parPhoto : Les camarades ont paraphé une photo de Yves et réalisé une photo souvenir avec Nicole, son épouse, ses filles Hary, Maeva et Aryeja. (…)
28 février 2006

Comme nombre d’entre vous, j’appréciais l’autre soir devant la télévision l’énième victoire de Jean-Louis Prianon qui avait gagné dans la journée la 10ème édition des “10 kilomètres de Sainte-Suzanne”.
Plus que jamais égal à lui-même, notre ami finissait à grandes foulées une distance qui lui va comme un gant et où il collectionne les victoires. Pas de bras levés, ni de sourire radieux. Juste un rapide coup d’œil sur la montre-chrono qu’il porte au poignet. Moins d’une minute après, le second de l’épreuve franchissait la ligne d’arrivée... Une coupe de plus va enrichir les étagères déjà fort bien encombrées où “Pri-pri” range des trophées qu’il ne compte plus, mais qui comptent tellement pour lui...
Une première question me vient aujourd’hui à l’esprit : comment se fait-il qu’à 46 ans déjà, Jean-Louis Prianon est toujours - ou presque - dans les deux premiers de toutes les courses de fond auxquelles il participe ?
À cette interrogation - pourquoi gagne-t-il ? - la réponse est évidente. Jean-Louis gagne parce qu’il est au-dessus du lot, parce qu’il est très fort et que, même avec des jambes de vétéran, avec une cage thoracique et un rythme cardiaque hors norme, il a de la réserve. Ajoutez à cela une hygiène de vie impeccable et un entraînement bien dosé et vous comprendrez pourquoi il gagne. La réponse coule de source.
Seconde question : mais pourquoi donc court-il ? À un âge où on commence (pour certains cela a commencé depuis bien des années !) à se convertir dans d’autres types d’activités associatives, car pointe alors en nous le besoin de participer à l’émergence de bonnes politiques dans tel ou tel domaine, Jean-Louis Prianon (n’)aime toujours (que) courir. On ne le connaît qu’en short, débardeur et chaussures de sport... Pourquoi cet amour de la course à pied, exercice solitaire s’il en est, où il affronte toujours les mêmes copains pour gagner toujours la même première place et où il souffre de puiser dans ses mêmes dernières forces celles qui lui permettent de relever un même mystérieux défi ?
“Mystérieux défi” ? Et si, effectivement, il n’y avait pas d’explication relationnelle à chercher ni à trouver ? Et si, en effet, la marque de tous les Prianon de la terre était de nous projeter dans le mystère de tout ce qui nous dépasse ? Et si, tout seulement, il y avait du mystique chez Jean-Louis ?...
R. Lauret
Photo : Les camarades ont paraphé une photo de Yves et réalisé une photo souvenir avec Nicole, son épouse, ses filles Hary, Maeva et Aryeja. (…)
Mon shèr nové, mon spèss salté, Rouz de fon dovan létèrnité, …Sirman ou lé kontan-la, vik bann lédikassyon nassyonal la mète langaz kréol dan (…)
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