APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
19 novembre 2007

L’opinion publique réunionnaise n’a sans doute pas perdu de vue qu’il y a quelques mois à peine, plusieurs de nos municipalités ont été invitées par l’État à mettre aux normes européennes leurs stations d’épuration des eaux usées. C’est que Bruxelles menace la France de très lourdes amendes si une amélioration sensible n’y est pas apportée dans ce domaine. La note risque d’être particulièrement salée : on parle de dizaines et de dizaines de millions d’euros à débourser localement. En France, ce sont 83 stations qui sont en cause.
Parallèlement à la problématique des eaux usées, il y a « le bon état écologique » des eaux tout court. « La France doit mieux s’organiser », préconise un certain nombre de responsables français, sans qu’une stratégie globale ait été semble-t-il à ce jour définie dans un pays où l’on à peine à imaginer que la pénurie d’eau potable pourrait un jour se manifester.
Tel n’est pas le cas en Australie. Depuis maintenant plusieurs années, une sécheresse particulièrement appuyée a contribué à abaisser régulièrement le niveau de la nappe phréatique et, d’une manière générale, le potentiel en eau de l’île-continent.
D’où l’obligation pour les autorités d’imaginer le pire et donc de « trouver une façon d’assurer une alimentation en eau qui soit pérenne et qui ne soit pas dépendante de précipitations devenues trop variables », a récemment déclaré un responsable des compagnies d’eau qui desservent une population de 15 millions d’Australiens.
La solution retenue : le dessalement d’eau de mer, malgré les gros inconvénients que cette “solution” présente.
Premier inconvénient : le coût élevé de la construction (2 milliards d’euros pour une usine de dessalement dans l’Etat du Victoria). Second inconvénient : les dépenses de fonctionnement d’une technologie qui consomme beaucoup d’électricité et qui laisse à penser que le prix de l’eau pourrait doubler en cinq ans. Troisième problème : de telles usines vont émettre des quantités énormes de gaz à effet de serre...
Avantage (si l’on veut) : la population devra apprendre à maîtriser sa consommation et les autorités à anticiper sur les sources de gaspillage et sur la recherche de mesures pour contrer la pollution annoncée...
Et si l’eau doit être notre souci de demain à tous, où que nous soyons ?
Raymond Lauret
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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