Rentrée à l’Université : à La Réunion, la précarité étudiante atteint un point de rupture
26 août, parConséquence du système néocolonial
25 juin 2005

(Page 2)
À Paris, c’est Nicolas Sarkozy qui bombe le torse, roule ses mécaniques et, dans le ton larmoyant bien populiste qui est la marque du candidat qu’il s’est déclaré pour les présidentielles de 2007, réclame que tel juge soit jugé pour être condamné pour faute professionnelle.
Ce qui lui vaut la réprobation quasi unanime de la classe politique française et la protestation de tout ce que notre paysage compte de syndicats de magistrats. Ce qui lui a valu la sèche réplique de son collègue du gouvernement, le ministre de la Justice Pascal Clément : "La loi, toute la loi a été respectée !"... Bonjour l’ambiance au prochain Conseil des ministres, lorsque le président de la République, Président en titre du Conseil supérieur de la magistrature (C.S.M.) croisera du regard son sémillant ministre d’État qui ne rate pas la moindre occasion de rappeler qu’en 2007, pour les présidentielles... vous connaissez, n’est ce pas, la suite !
À moins de 10.000 km de là, à Bras-Panon de La Réunion, c’est un déploiement inconsidéré et bien considérable de moyens pour arrêter deux citoyens qui n’ont jamais caché que ce sont eux qui ont confectionné deux banderoles et marqué, à la peinture, des inscriptions qui, je le comprends, ne sont pas du goût du maire de la commune. Et ça te vous déboule dans l’appartement dès 6 heures du mat’, pistolets aux poings, menottes à la ceinture. Et ça vous pointe le froid canon de l’arme sur la tempe, comme si, oui, un peu comme si on était en exercice, histoire de savoir faire un jour, quand ce sera pour de vrai, avec de vrais terroristes et de vrais assassins.
Y a-t-il une relation de cause à effet entre le déclaration parisienne d’un ministre de l’intérieur et la démesure répercutée ici ?
Je ne sais pas si, avec des méthodes comme celles-là, Nicolas Sarkozy éliminera La Pen en séduisant son électorat et en l’en privant. Cela se dit, cela s’écrit, cela s’écrie à Paris.
Vraiment, je ne sais pas. Je lui souhaite en tout cas de réussir dans son inavouable et sombre dessein. Car, alors, et là je n’en doute pas, il montrera à tout le monde ce qu’il est exactement. Il s’isolera et isolera ceux qui, là-bas ou ici même, en ont fait leur champion pour une République qui n’aurait plus besoin d’investir dans l’éducation, la bastonnade faisant l’affaire...
R. Lauret
Conséquence du système néocolonial
In pti nouvèl an passan dsi in moune la mète la Rényon anlèr. Moune-la, mwin la vi ali apré fèr in komantèr dsi in gran konkour zé koléktif li la (…)
In kozman pou la rout
Précarité des étudiants de l’Université à La Réunion à cause d’un abandon par l’Etat
Hommage à un avocat qui défendit une Réunionnaise violée par des parachutistes français
La guerre impérialiste est perdue pour les agresseurs
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
Accélération de la crise du système néocolonial
À La Réunion l’école est obligatoire et doit être gratuite
Lutte des Chagossiens
Recrutement de travailleurs des pays voisins pour couper la canne pendant plusieurs mois