APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
15 janvier 2005

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Ce dimanche 16 dans les locaux du Conseil général et le lendemain à la Région, se déroulera la 21ème session du Conseil de la Commission de l’océan Indien (C.O.I.).
Les Comores, Madagascar, Maurice et les Seychelles retrouveront La Réunion pour examiner notamment les nouvelles orientations stratégiques de la C.O.I. et les projets et dossiers de développement qui nécessitent un agrément politique, sachant qu’en mars prochain les chefs d’États et de gouvernements de la C.O.I. se rencontreront à Antananarivo pour leur 3ème sommet. Ce sera d’ailleurs à ce moment que l’actuel président de la C.O.I., Jacques Chirac, passera le flambeau à son successeur Marc Ravalomanana.
C’est dire l’importance de la session de ce week-end.
Au nombre des nouveaux projets développés par la C.O.I., nul doute que sera évoquée l’idée émise à la fin de l’an dernier par Paul Vergès à Hervé Gaymard, alors ministre de l’Agriculture et de la Pêche, à savoir une politique ambitieuse de la pêche dont les bénéficiaires seraient les États membres de la C.O.I.
La suggestion du président du Conseil régional trouve son intérêt dans le fait, rappelons-le, que plus de 95% du poisson pélagique pêché dans les eaux de l’océan Indien le sont par les armements taïwannais ou japonais. Moins de 1% l’est par les armements français.
Un tel déséquilibre n’est pas acceptable. Madagascar ou les Comores ont un besoin urgent de se développer, La Réunion, l’Ile Maurice et les Seychelles également.
La France dispose des bases logistiques que sont les lagons de Mayotte et les postes de recherche avancée de La Réunion (ARDA : Association réunionnaise pour le développement de l’aquaculture et IFREMER : Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) pour amorcer, puis intensifier une politique régionale de co-développement qui pourrait bénéficier du soutien financier de l’Europe.
C’est dire que ceux qui participeront aux rencontres de ces dimanche et lundi à Saint-Denis ne manqueront pas d’évoquer cette possibilité qui, à elle seule, pourrait mobiliser toutes les énergies pour les cinq ou six années à venir.
Que ce soient des élus réunionnais qui portent la flamme de projets de cette dimension ne pourra que confirmer l’attachement de notre île à tout effort de solidarité pour que la coopération régionale soit une réalité.
R. Lauret
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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