« Par quel miracle, s’interroge Bruno Testa dans le “JIR” d’hier, le catholicisme échapperait-il à la marchandisation des esprits », puisque pense-t-il, la question se pose aujourd’hui : « La religion catholique (ne serait-elle pas aussi) victime de la mondialisation ? ». Les projecteurs de l’actualité étaient alors braqués sur l’enlèvement, par un gourou et sa secte, d’un enfant de 12 ans, le petit Alexandre. Depuis dimanche soir, sur ce plan-là, tout est, pourrait-on dire, rentré dans l’ordre : les forces de police et les plus hautes autorités de l’État se sont mobilisées. L’enfant a été libéré, les illuminés et les escrocs particulièrement affligeants arrêtés et, espérons-le, une secte décimée.
Reste ce qui... reste : la mondialisation est-elle en train, avec en plus de l’incitation à consommer plus qu’il nous en faut et par voie de conséquence, l’invitation à rechercher (à tous les prix ?) les moyens pour faire face à de “nouveaux” besoins, de lézarder et donc de fragiliser ce qui reste souvent le plus solide (parfois le seul) ciment qui rassemble les hommes dans un élan de fraternité et d’humilité ?
Bruno Testa le dit fort bien : « Le passage de l’archaïque société de plantation à la société de consommation s’est fait (à La Réunion) de manière si brutale que les rares digues qui protégeaient la société sont en train de sauter les unes après les autres... ». Et sa question qui suit ne manque pas, sinon de bon sens, du moins de gravité, dans la mesure où il la situe dans l’affirmatif : « Dernière digue, la religion catholique qui a longtemps pesé d’un poids décisif pour ne pas dire excessif sur les esprits, est en train de se fissurer peu à peu. ».
Gilbert Aubry, Evêque de La Réunion, a-t-il conscience que l’endiguement ne doit surtout pas se fissurer ? A-t-il perçu qu’il importe de redoubler d’attention et de multiplier les actions pour que, par-delà l’acte de Foi qui anime chaque catholique dans son église, une bonne immersion dans la vie de son quartier et sa part prise dans la gestion des affaires de la cité, soient des engagements citoyens normaux et courants ? On peut le penser.
En appelant dès la semaine dernière et publiquement Juliano Verbard, le gourou transfuge de l’église catholique, à se rendre à la Justice de son pays, Gilbert Aubry a bien montré que personne ne saurait se situer - surtout sous le prétexte que d’impénétrables voix lui parleraient - au-dessus des lois et de la morale qui donnent leur force à nos sociétés. Il a ainsi tout simplement pris ses responsabilités d’homme politique au sens le plus large du terme.
On ne pouvait pas attendre moins du chef de l’Église de La Réunion, une église dont une des paroisses convie ce samedi des Réunionnais à se pencher sur les méfaits de la polytoxicomanie dans notre île et à rechercher ensemble les moyens, pour en limiter les dévastateurs effets.
R. Lauret
17 août, par Manuel Marchal
Rentrée scolaire à La Réunion : les communes avancent en ordre dispersé face à la baisse de l’argent de la France pour les PEC
17 out, sanm Justin
Mézami shak ané, kan i ariv pou koup kann — é kan néna késhoz pou koupé — néna demoune apré s’plègn pars issi La Rényon néna pi d’koupèr d’kann é (…)
17 out, sanm Justin
In kozman pou la rout
17 août, par Manuel Marchal
180 litres d’eau par jour et par personne, plus de 30 % de fuite dans les canalisations : droit dans le mur
17 août
Des administrations françaises cibles de plusieurs cyberattaques dans notre région
17 août
Journée internationale de la jeunesse sous le signe de la révolution technologoque