À Mayotte : Sébastien Lecornu face à un mouvement social
26 août, par« On ne mange plus à notre faim, on ne peut plus continuer à vivre comme ça »
11 mars 2005

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L’agriculture a été placée, au moment de la répartition des compétences entre le Département et la Région, sous l’autorité pleine et entière du Conseil général.
Cela n’empêche nullement Nassimah Dindar d’associer totalement le Conseil régional à tout ce qui pourrait s’identifier aux “Cahiers de l’agriculture” réunionnaise, bien au-delà d’une sorte de cahier des charges qui tiendrait lieu de livre de route pour tous ceux qui ont à y prendre des responsabilités.
Hier jeudi se tenait, dans cet esprit, une réunion du Comité de pilotage de la filière canne-sucre de La Réunion.
J’écoutais avec intérêt Guy Derand, le Président de la Chambre d’Agriculture, souligner le souci de concertation, de partenariat, d’unanimité et de cohérence qui se dégage de la volonté clairement affichée des Réunionnais dans la défense de notre filière où, pour reprendre l’expression de Guy Dupont, de la Sucrerie de Bois-Rouge, il importe de "chasser en meute" si on veut espérer se faire entendre et imposer à Bruxelles une meilleure lecture de nos spécificités. J’écoutais ensuite Xavier Thiéblin, du Syndicat des Fabricants de Sucre de La Réunion, énoncer avec une précision d’orfèvre, tout ce que les nouvelles dispositions présentées par la Commission agricole de Bruxelles comporte de pénalisant pour notre production de sucre.
Dès hier, un courrier est arrivé au bureau de Madame Mariann Fischer-Boel, la Commissaire européenne chargée de la politique agricole. Ce courrier est signé conjointement par Nassimah Dindar et Paul Vergès mais également par André Minatchy et Xavier Thiéblin, au nom des collectifs des planteurs et des industriels.
Je ne pouvais qu’être admiratif devant la capacité par là exprimée, de tout mettre en œuvre pour que passe avant tout l’intérêt de notre île.
Un exemple à reprendre que celui de ce (bon) cahier de l’agriculture réunionnaise...
R. Lauret
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