Et vlan ! Trois hôtels d’un coup ! « Mauriciens na poin l’arzent ?! ». On ne nous la racontera plus, celle-là !
En rachetant les “Villas du Lagon”, les “Villas du Récif” et “Les Créoles”, le groupe de l’île sœur “Naïade Ressort” vient de frapper un grand coup dans l’histoire des relations économiques entre nos deux pays. Ce sont trois des meilleurs établissements hôteliers réunionnais - tous les trois basés à Saint-Gilles - qui passent dans le plan de bataille de l’Ile Maurice pour conforter la place du Tourisme dans son économie. Un plan qui s’appuie sur un beau souci de co-développement. “Naïade Ressort LTD”, c’est déjà le “Beau Rivage”, le “Legends”, les “Pavillons”, le “Melville Beach” ou le “Tropical”. C’est également des hôtels aux Seychelles. Tout cela aujourd’hui regroupé dans la société “Hôtel Prestige Réunion” dont le siège social se trouve à Paris.
Certes, ce n’est pas la première fois qu’un groupe mauricien reprend une activité à La Réunion. Patrick Leal, du groupe du même nom, avait ouvert la voie avec un certain succès il y a quelques années déjà.
Mais aujourd’hui, c’est au groupe Bourbon et à son puissant PDG Jacques De Châteauvieux que les Mauriciens rachètent. Et pas une affaire de petite envergure.
Le “coup” (façon de parler) ressemble à une audace, voire un défi. Mais un défi calculé, où les risques ont été pesés et sous-pesés, mesurés, évalués pour être au final acceptés. Il serait bien étonnant que nos amis de là-bas n’aient pas en vue et en place tout un dispositif de renforcement de leur ambition dans lequel des hôtels de qualité à La Réunion ont un rôle essentiel à jouer.
D’où la question qui mérite d’être posée : pourquoi le Groupe de Bourbon a-t-il vendu ? Parce qu’il ne croit dans les capacités réunionnaises et celles plus générales de La Réunion à réussir dans le Tourisme ?
Nous en parlions ici même lundi dernier : au moment où, dans le domaine de la production agro-alimentaire et animale, des groupes réunionnais choisissent d’investir à Madagascar ou au Mozambique, il est à noter que dans celui du Tourisme, ceux qui ont un indéniable savoir-faire choisissent notre île intense pour compléter leur force de frappe... Ce ne saurait être à la légère.
Au moment où, ici et là, on laisse entendre qu’une compagnie de navigation aérienne de grande envergure a choisi Air Mauritius comme partenaire privilégié pour l’accompagner dans la desserte des pays de la zone, ne devons-nous pas nous attendre à de nouvelles donnes dans le déroulé de la carte économique tout autour de nous ? Les APE ne sont-ils pas en filigrane de tout cela ?
Raymond Lauret
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Mézami shak ané, kan i ariv pou koup kann — é kan néna késhoz pou koupé — néna demoune apré s’plègn pars issi La Rényon néna pi d’koupèr d’kann é (…)
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Messages
29 août 2007, 08:35, par nicolas de louest
la cession des activités hôtellières de Bourbon s’explique naturellement par la stratégie de recentrage de son président. après avoir cédé son pôle historique que constituait le sucre, après avoir cédé son activité de distribution, après avoir cédé ses abeilles, Bourbon cède ses hôtels. motifs ? recentrage sur le coeur de métier que représente l’off shore, offrant une rentabilité plus importante que celles cédées, et nécessité d’avoir une transparence pour les marchés financiers. de savoir si ensuite la Réunion est plus ou moins attractive d’un point de vue touristique par rapport à Maurice, les chiffres et la structuration de l’offre d’hébergement sont suffisamment explicites pour fournir un début de réponse à ceux qui se la posent. Faire croire cependant que l’augmentation de l’offre d’hébergement à la Réunion est une des conditions du développement du tourisme, est une vision simpliste.
d’autres facteurs doivent être considérés. n’oublions pas l’échec de la stratégie d’ouverture vers les pays de l’Est, qui ont jugé l’offre et donc la qualité des hôtels réunionnais et des services connexes, inadaptées à la riche clientèle potentielle de ces pays qui préfèrent claquer leur argent sur la côte d’azur...
travailler donc sur l’Image de la Réunion demeure primordiale, et des manifestations du type sakifo et assimilés (pas celles consistant à faire venir deux ou trois hasbeen ou pseudo VIP), contribuent plus que bon nombre de manifestations organisées sur le territoire métropolitain, dans le seul but de faire mousser ceux que les bulles fassinent, et qui se "dopent" à l’éclairage médiatique ...