« Comment j’ai vécu la conférence de presse donnée, le 4 septembre 1996, par Paul Vergès et Philippe Berne »
28 août, parPaul Vergès : 2016-2026
23 août 2004

Parce que la presse réunionnaise sait fort bien faire dans l’investigation, on doit s’attendre à ce que, dans les jours qui viennent, des plumes curieuses livrent à l’opinion publique les tenants, les aboutissants et les dessous de ce qui, la semaine dernière, a constitué un sujet supplémentaire de discorde entre le député-maire de Saint-Denis et son premier adjoint : le transfert à la SEM NORDEV du directeur général des services de la mairie du chef-lieu. Un transfert réalisé dans le cadre de la prise en charge prochaine par cette société d’économie mixte - à la place de l’A.D.P.E. - du Parc des expositions et des congrès de Saint-Denis.
Le directeur des services de la mairie dionysienne remplissait déjà ces fonctions avec l’ADPE (présidée par René-Paul Victoria), sur la base d’un détachement très partiel. Avec la NORDEV (présidée par René-Paul Victoria), pour une charge de travail sans doute plus importante puisque concernant le périmètre de la CINOR, il s’agit d’un détachement plein , avec l’intégralité des salaires et d’autres avantages liés à la fonction du directeur général des services d’une importante commune.
Est-ce bien raisonnable ? Les élus communautaires de la CINOR, qui détiennent l’essentiel du capital de la NORDEV, vont-ils accepter qu’une telle charge financière n’ait pas fait l’objet d’une discussion préalable et plus large ?
Cette question va bien au-delà de ce qui peut opposer René-Paul Victoria et Jean-Jacques Morel et ne manquera pas d’intéresser les salariés de l’ADPE, pour lesquels plusieurs syndicats de la fonction publique territoriale voient là une opportunité à ne pas laisser passer.
Elle va bien au-delà aussi des questions que d’autres directeurs généraux de SEM réunionnaises se posent à propos des bases de rémunérations qui prévalent dans leur profession, eu égard à la responsabilité de chacun.
Au-delà de tout cela, il y a le nouveau travers qui apparaît à cette occasion et qui se résume en une seule question : est-ce raisonnable, est-ce moral ? Est-ce responsable qu’en matière de salaires et d’indemnités dans la fonction publique, on se livre à ce qui s’apparente à du n’importe quoi ?
Raymond Lauret
Paul Vergès : 2016-2026
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