APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
5 janvier 2005

(Page 2)
Ce lundi 3 janvier se tenait à la Région une réunion de travail sur la question de la desserte aérienne de notre île, à partir des remarques que le gouvernement demande aux assemblées territoriales de formuler sur les obligations de service public (O.S.P.) qu’il entend imposer aux compagnies par lui agréées.
Tous les groupes politiques qui composent le Conseil régional étaient représentés, à l’exception du Parti socialiste. Concernant ce dernier, dois-je ne tirer aucune conclusion, puisque j’ai noté, comme chacun d’entre vous, que le nouveau premier secrétaire de la section réunionnaise de ce parti a transmis à “Témoignages” ses vœux à la population ?
Revenons à la réunion de travail sur la desserte aérienne et les O.S.P. qui en découleraient, réunion à laquelle nous avions convié le patron de la Direction générale de l’aviation civile (D.G.A.C.), M. Jean-Charles Clouet, lequel a été particulièrement sollicité et a su être à la hauteur.
Si des points d’ombre ont pu être levés concernant des aspects mal lus ou mal compris du projet d’O.S.P. prévu par les services de l’État, il reste que nous aurions tort de ne pas nous inquiéter quant à l’avenir de la desserte de notre île.
La privatisation aujourd’hui effective d’Air France enlève à notre île ce recours et cette protection dont nous disposions quand Air France était toujours compagnie nationalisée.
La logique de l’économie libérale dans laquelle nous baignons désormais est implacable : faire du bénéfice est une règle.
Or, nous sommes, s’agissant de la desserte de notre île, tributaires de l’aérien et rien que de l’aérien. Le Français de métropole dispose de la route et du train, pour “monter” jusqu’à Paris, Bruxelles ou ailleurs. Tel n’est pas notre cas.
Si demain, pour une raison ou une autre - et Dieu seul sait combien il peut y en avoir quand l’objectif obligé est de faire du résultat -, Air France décidait soit de délaisser notre île, soit d’éliminer ses concurrents pour être en position de monopole, ce n’est certainement pas l’État français qui pourrait l’en empêcher. Le regroupement des compagnies européennes dans trois sociétés géantes (Air France, British Airways et Lufthansa) est une logique de nécessité pour faire face aux grandes sociétés américaines. C’est la loi de l’économie libérale qui l’exige.
Ce regroupement facilite aussi des stratégies croisées de positionnement sur le marché. C’est dire que British Airways (l’anglais) et Lufthansa (l’allemand) n’ont nullement l’intention de venir concurrencer Air France sur notre île.
Autrement dit, il est vital que Air Austral - notre compagnie régionale - soit confortée dans son extension et la nécessité pour elle d’accroître sa part de marché, pour être plus que jamais solidement ancrée sur la ligne Paris-Réunion.
Et la suggestion de Roland Hoarau qu’Air Austral augmente sensiblement sa capacité de transport et se dote dans les meilleurs délais d’appareils modernes et à haute capacité de sièges ne peut qu’être entendue.
La puissance publique - et là, on se tourne volontiers vers la Région et le Département, mais aussi les Communautés d’Agglomération - n’a-t-elle pas désormais le devoir d’être volontariste et se mêler davantage encore de trafic aérien, l’État devant se cantonner à sa responsabilité (et quelle responsabilité ?) : l’avènement de la continuité territoriale. Pas une continuité territoriale sociale. Non... une vraie, comme c’est fait avec la Corse !
R. Lauret
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Mézami mi rapèl lo tan nou téi koné fé gran-gran lopérassion : kissoi bann miltiplikassion plizyèr shif, kissoi bann divizion, kissoi mèm lo (…)
L’ouverture aux services de l’Accord de partenariat économique (APE) entre l’Union européenne, les Comores, Madagascar, Maurice et les Seychelles (…)
In kozman pou la rout
Communiqué officiel du 40e Conseil des ministres de la COI
Qui a dit que le peuple réunionnais était condamné à subir les schémas descendants de la mondialisation marchande et à n’être que le spectateur (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture