Libres propos

Pour « Lafarge-Sobex » aussi, « le définitif, c’est les leçons de l’inévitable »

Témoignages.re / 8 octobre 2007

Ces vendredi 5 et samedi 6 Octobre, le B.T.P de notre île donnait aux Réunionnais l’occasion de le rencontrer. Au Port, c’est la société « Lafarge » qui ouvrait ses portes à un public varié, venu nombreux pour en comprendre le fonctionnement : plus de 500 personnes sur les 2 jours se sont intéressé à une étonnante industrie totalement automatisée et où l’informatique est reine.
« Lafarge » , c’est 70 pays et 2.000 sites industriels sur lesquels travaillent plus de 70.000 personnes dans le monde entier. « Lafarge » , c’est le premier fabriquant de ciment, le second producteur de béton et de granulat et le troisième de plâtre dans le monde entier.
À La Réunion, « Lafarge » c’est deux sites en plus que celui du Port. C’est plus de 150 employés. C’est beaucoup de ciment, de granulat, de béton et d’éléments préfabriqués.
À La Réunion, « Lafarge » a en fait racheté la Sobex en 1997. Nous en parlions encore samedi : de la visite que Guyto Narayanin me fit en Mairie en mai 1981, de son projet d’unité de concassage qui, m’affirmait-il alors, « pourrait employer jusqu’à 100 travailleurs », de mon coup de fil à l’Office Notarial en charge du terrain en bordure de l’autre bout de la ville, dans le lit de la Rivière des Galets et, en définitive, d’une affaire qui, décidée ce jour là, démarra sur les chapeaux de roue moins de deux ans plus tard pour être revendue à « Lafarge » en 1997, riche d’une solide réputation et forte de 120 employés.
Depuis, une cité - la Cité Ariste Bolon et ses écoles primaire et maternelle - s’est construite, l’endiguement de la rivière a été réalisé et « Lafarge-Sobex » emploie 150 personnes. Depuis, le TCO a lancé l’idée d’un cœur d’agglomération. « Lafarge-Sobex » se retrouve au beau milieu de tout cela.
Nous en parlions samedi, devant son Président Noël Le Floch et ses nombreux invités parmi lesquels Jean-Marie Le Bourvellec, le Président de la F.R.B.T.P. Nous soulignions la nécessité pour l’entreprise d’aller le plus loin possible dans l’affirmation que l’intégration d’une unité industrielle dite “polluante” impose qu’elle soit volontariste dans sa relation avec son environnement humain.
« Lafarge-Sobex » , sa Direction et ses employés l’ont dit et répété ces vendredi et samedi : de la nécessité de ce volontarisme, ils en ont une claire conscience, et l’accueil sur ces derniers jours de groupes d’élèves des écoles environnantes et de leurs parents pour une « appropriation des lieux » avec, au bout, questions et remarques subtiles, est de bon augure. Car une usine de concassage aux abords immédiats d’une ville et au centre d’un cœur d’agglomération est une « contradiction » qu’il faut savoir gérer. Et que l’on peut gérer.
Noël Le Floch et ses collaborateurs ont choisi de ne pas se mettre la tête sous le sable pour faire comme l’autruche qui ne voulait rien voir, ni entendre. En s’ouvrant à leur grand voisinage, ils montrent bien qu’ils désirent tout faire, et même plus encore, pour que rien ne leur soit demain reproché. Manifestement, ils n’oublient pas l’adage selon lequel « le provisoire, c’est l’inévitable ; le définitif, c’est les leçons de l’inévitable ». On leur en saura gré.
Jusqu’à présent, nous étions seulement au stade de tous « les inévitables ».

Raymond Lauret