Canne à sucre : derrière le manque de bras, le problème du revenu des planteurs à cause de la stratégie de Tereos
14 août, parRecrutement de travailleurs des pays voisins pour couper la canne pendant plusieurs mois
16 octobre 2007

Quand tout ce qui a été entrepris après de mûres réflexions - voire même de longues (et coûteuses) études (de marché) - n’a pas abouti à endiguer tout notre chômage, quand les mesures de soutien mises en place par les institutions ont montré leurs limites, alors il reste aux hommes de bonne volonté à se dire qu’ils n’ont peut-être pas encore utilisé la plus formidable de toutes leurs armes : leur capacité désintéressée de générosité.
C’est de cela, je crois, qu’on a parlé hier matin à la Chambre de Commerce et d’Industrie de La Réunion, à Saint Denis, avec l’Association “Re-Travailler”. Tout remonte à quelque temps déjà.
C’était il y a à peu près un an.
Notre route avait croisé celle de Madame Michelle Pétraz, Directrice de l’Association “Re-Travailler”. A partir d’un dossier qui, pour être délicat, n’en était pas moins classique avec au final le concours sollicité des fonds publics, l’idée germa qu’il peut souvent manqué, à ces jeunes en quête d’un emploi ou pouvant créer en nom propre leur entreprise avant d’aller plus loin, le peu de savoir-faire et de savoir-être sans lesquels on n’évite pas les pièges de notre société où dominent le Droit et l’Ordre.
L’idée germa et arriva jusqu’au bureau d’Eric Magamootoo, à la C.C.I.R. Résumons là en disant qu’il s’agissait de trouver quelques chefs d’entreprises qui, par des conseils, par une assistance quelconque (mise à disposition d’un bureau, d’un téléphone, d’une boîte à lettres...), par des moments de discussions et d’évaluation du chemin parcouru et des jalons à placer, accepteraient de suivre des jeunes (ou moins jeunes) souhaitant créer leurs propres plages d’activités.
Il eut été surprenant que l’idée puisse laisser indifférent le Président de la C.C.I.R., une fois qu’il lui fut montrer que nous étions dans le domaine de l’humain et de la générosité.
C’est bien ce qu’ont manifestement compris entre autres Bernard Lallemand, Philippe Doki Thonon et Mohammad Mogalia qui avaient hier répondu à l’invitation de Guy Julliard, Michelle Pétraz et Linda Moindzé de l’Association “Re-Travailler” et de Eric Magamootoo. Ils seront les pionniers des quarante “parrains” que l’Association entend mettre dans la corbeille de cette première à La Réunion : accompagner des jeunes qui en veulent dans la maîtrise des “contours” qui pourrait faire d’eux des exemples dans la recherche réussie et pérenne de leur propre domaine d’activités.
Car ici, il s’agit de donner bien plus que de l’argent. C’est de temps dont il s’agit. De temps et d’amour, tout simplement...
Et la présence de Jean Louis Prianon hier autour de la table n’était pas sans force symbolique. Pour le champion de course à pied, rien ne doit en effet nous faire oublier que vivre c’est se battre. C’est bien le sens de tous les départs qu’il prend régulièrement depuis de très nombreuses années.
Raymond Lauret
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